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Les mots enchantés d’Arthur H

“Les histoires sont absolument nécessaires dans notre vie d’humain”, a déclaré Arthur H. Alors de sa voix rauque ou plus suave, le chanteur s’est mué en lecteur pour livrer un passage inédit de son livre qui sortira en mars prochain. Un joli moment d’intimité.

Silence impressionnant dans une salle pourtant archi comble, bercée par la musique des mots. Ceux d’abord de Delphine de Vigan, lisant sa lettre adressée à Arthur H qui lui avait demandé d’écrire la préface de son prochain livre. La présidente parle de la Musique des mots qui rassemble les textes des 160 chansons écrites par Arthur H entre 1998 et 2018: “Les lire pour mieux les écouter”, répète-t-elle. “Ces jours-ci, je marche dans les rues de Paris avec votre dernier album. D’amour et de voyage, il est toujours question. Parfois je m’arrête pour doubler l’écoute. Replay sur La boxeuse amoureuse, magnifique titre dédié je crois à votre mère. Replay encore, Inversion mélancolique comme un miroir. Il y a des phrases qu’on aimerait avoir écrites. Merci.”

“Je ne suis pas habitué à avoir l’impression d’être compris”, répond le chanteur touché. “C’est mon désir de me perdre dans une histoire, c’est pour ça que j’écris des longues chansons. C’est une forme d’intimité qui est un peu magique, qu’on ne peut pas vraiment décrire par ce que c’est un moment de vie. Les émotions, comme tout ce qui a de la valeur dans la vie, ne peuvent être expliquées, elle sont par nature libres, évanescentes. Il faut leur donner des contours pour être connecté avec elles. Ce contour-là peut être une chanson, un roman, un film… C’est suggestif une chanson, une énergie condensée. On écrit un roman en 3 minutes, tu suggères une histoire, un personnage, en très peu de temps… La chanson est une poésie qui prend vie…”

Le chanteur plante la trame de son premier roman: “Une histoire racontée par ma mère et qui m’a beaucoup touché, une figue qu’elle a faite à 18 ans. Moi même ayant fait une grande fugue quand j’avais 15 ans. Je fais un parallèle aussi avec un musicien que j’aime beaucoup, Jean-Sébastien Bach, qui a fait L’art de la fugue. Le livre va s’appeler Fugue mais j’aurais pu l’appeler Bach et ma mère et moi“, s’amuse-t-il avant de livrer ces mots écrits. Pendant près de 50 minutes, le narrateur déroule son histoire, tient en haleine d’une voix changeante un public tout ouïe. La magie s’arrête. Brutalement. Le public qui émerge de ce songe éveillé n’a plus qu’une hâte: que La Fugue paraisse pour connaître la suite.

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Marie Christine MALSOUTE, Photos : Diarmid COURREGES

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