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“Le temps des émotions”

C’est sur la déclinaison du “temps” que se déroule cette 37e Foire du livre de Brive inaugurée hier soir: “le temps des rencontres, celui du centenaire et du souvenir, celui des émotions…” a égrainé le maire Frédéric Soulier lors de l’inauguration. “Une édition toujours aussi riche” qui fait finalement de la manifestation “un moment quasi intemporel”.

Point du Premier ministre annoncé, ni de ministre de la Culture, ni même du Goncourt à l’horizon, pas plus que de Renaudot. Point non plus de Prix de la langue française, son lauréat Pierre Guyotat n’ayant pu venir recevoir son prix à l’issue de l’inauguration pour des raisons de santé. Il n’empêche, la Foire du livre de Brive génère toujours le même engouement. Certes, il a fallu attendre hier l’arrivée tardive du train des auteurs malencontreusement mal aiguillé au départ de Paris. Il faut aussi patienter pour entrer dans l’enceinte littéraire comme pour assister aux diverses rencontres ou lectures.

Si chaque année, la manifestation bat son record précédent, il faut peut être aller chercher bien au-delà de ce subtil équilibre entre les genres qui fait se côtoyer pendant 3 jours le plus novice des auteurs aux plus confirmé des écrivains, les people et les gens de lettres. Bien au-delà aussi des nouveautés indispensables à toute manifestation qui se régénère. Tout tient dans ce lien indicible qui “lie” justement le lecteur au livre et de là à son auteur. Dans cette proximité aussi qui s’établit entre eux.

Quelque soit les discours inauguraux prononcés, pas moins de 6, tous s’appuyaient finalement sur le même constat: célébrer la littérature revient en fait à exalter la vie, dans ce qui nous émeut, qui nous porte, qui nous trouble. Place donc pendant tout le week-end au temps des rencontres et du sens donné à cette rencontre. Place aussi au temps du centenaire de cette drôle de guerre qui aurait dû être la dernier et qui recevra demain 11 novembre son ultime écho commémoratif. Place aussi au temps de l’hommage, celui rendu d’abord à Jean d’Ormesson disparu il y a un an et dont la grande salle du théâtre portera désormais le nom le temps de chaque Foire du livre, et aussi à Michel Peyramaure, un des cofondateurs de la manifestation qui a reçu hier soir la médaille de la Ville et toujours aussi fidèle, à presque 97 ans, à dédicacer sur son stand. Place donc tout simplement, et tout intimement, à la lecture.

Infos sur foiredulivredebrive.net.

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Marie Christine MALSOUTE, Photos : Diarmid COURREGES

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