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Le Prix Chadourne voyage de l’Amazonie au Cambodge

Ce n’est pas un mais deux prix Chadourne, qui faute de Foire du livre l’an dernier, vont être remis cette année à l’occasion de la manifestation. Les lauréats 2020, Patrick Deville pour Amazonia, et 2021, Guillaume Sire pour Avant la longue flamme rouge, étaient réunis pour une rencontre hors du temps et des frontières. Ils recevront leur prix ce soir à 18h30 à la chapelle Saint-Libéral dans e cadre de la très belle exposition « Lueurs cendrées » du photographe Romman Ramshorn.

Les deux lauréats n’ont pas manqué de remercier leur public alors qu’il y avait « des pop stars ailleurs », allusion à une rencontre simultanée avec François Hollande. La richesse de la manifestation est de marier les genres dans lesquels chacun peut trouver son compte. « Lorsque je suis parti écrire ce roman au Cambodge, j’avais emporté votre livre Kampuchéa et j’en ai soutiré quelques appellations locales comme celui de l’arbre tamarinier » ,avoue Guillaume Sire à son aîné Patrick Deville.

« Nous avons deux manières de voyager différentes et qui chacune nourrisse la littérature« , considère le lauréat 2021. « Patrick part quelque part et s’immerge, se rend disponible à ce lieu. Alors que moi c’est l’inverse: j’ai rencontré la personne qui avait survécu aux Khmers rouges et m’a fait découvrir ce quelque part, j’ai fait mes recherches puis je me suis rendu sur place avec cette histoire. Moi, j’ai réinventé: tout est vrai et tout est faux », compare Guillaume Sire.

« J’ai commencé il y a 25 ans à écrire un livre très long. C’est un projet « chadournien » avec deux touts du monde sur 12 endroits différents », analyse Patrick Deville. Avec Amazonia, 1er livre du deuxième tour du monde, d’est en ouest, traverse le sous continent américain en remontant le fleuve Amazone pour se terminer avec son fils sur la plage Tortuga bay aux Galapagos. « J’ai emprunté mon tapis volant pour aller ensuite en Polynésie » s’amuse-t-il en parlant de son dernier livre Fenua. « mes livres sont sans fiction. Les dates, les lieux, les personnages sont vérifiables. Ils commencent tous  et ils commencent tous en 1860 pour aller jusqu’à aujourd’hui et leur titre se termine tous par un a, en référence au premier livre que j’ai lu lorsque j’avais 4 ou 5 ans, avec lequel je m’envolais sur un tapis volant en prononçant la formule Abracadabra », explique le lauréat 2020.

Deux manières d’appréhender le monde qui se retrouvent dans ce prix créé en 2019 et qui récompense « l’ensemble d’une œuvre ou un livre, d’un écrivain français, édité en France, qui sensibilise aux problématiques et témoigne d’une réflexion littéraire sur l’état du monde actuel”. Fidèle en cela aux œuvres de Louis et Marc Chadourne, « écrivains-voyageurs, témoins de leur temps, nés à Brive », précise Lilith Pittman, leur petite-fille et fondatrice de l’association Les Amis de Chadourne qui entretient leur mémoire. Deux manières différentes de voyager et qui nous ouvrent la compréhension du monde.

 

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Marie Christine MALSOUTE, Photos : Diarmid COURREGES

Marie Christine MALSOUTE, Photos : Diarmid COURREGES

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