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Le Briviste Pierre Bergounioux Prix de la Langue française

© Sophie Bassouls

Dans quelques jours, la Foire du livre de Brive va pouvoir honorer l’un des siens. Le Prix de la langue française 2021 a en effet été décerné cette année au romancier briviste Pierre Bergounioux. Il lui sera remis lors de la manifestation, le vendredi 5 novembre à 18h.

« Chacun s’efforce de faire reculer les ombres dont il est entouré », confiait en 2012 l’écrivain à Laure Adler lors d’une rencontre proposée pendant la Foire du livre de Brive. Sa venue à la manifestation se faisait rare sinon exceptionnelle. Il lui faudra bien venir à la manifestation pour recevoir ce prix estampillé du joli nom « de la langue française », lui qui s’est si bien la manier pour ancrer le cours du temps. Car Pierre Bergougnioux tenait régulièrement un journal, bien avant de publier son premier roman. Journal qui a alimenté ses Carnets de notes dont le cinquième vient de paraître (Verdier). Entamés au seuil de la trentaine, ils couvrent quarante années d’une « sorte de vie ».

L’écrivain sculpteur s’inscrit dans une lignée déjà longue de lauréats, riche de plus d’une trentaine de noms depuis la création de ce prix en 1986 : Louis-Philippe Dalembert, l’an dernier, et avant lui Pierre Guyotat, Jean-Luc Coatelem, Emmanuel Carrère, Jean-Paul Kauffmann, Annie Ernaux, Pïerre Assouline Bernard Pivot ou Jacqueline de Romilly… Mais jusqu’ici jamais de Briviste. Car Pierre Bergougnoux est né dans la cité gaillarde, en 1949 et avant de fréquenter l’École Normale Supérieure de Saint-Cloud, il a fréquenté les bancs de quelques établissements brivistes.

L’agrégé de lettres modernes a exercé comme professeur, critique littéraire, sculpteur et écrivain. Son premier roman, Catherine, paraît chez Gallimard en 1984. Le premier d’une œuvre abondante, jalonnée de récompenses : le Prix Alain-Fournier 1986 qui salue sa plume naissante, le Prix France Culture 1995 pour Miette (Gallimard), le Grand Prix de littérature de la SGDL et le Prix Virgile 2002 et le Prix Roger-Caillois 2009.

Ces prix, comme celui de la langue française qui vient de lui être décerné, saluent l’ensemble de son œuvre, d’inspiration autobiographique, qui se lit comme un seul livre centré sur l’identité et le passage du temps, avec la Corrèze en toile de fond. Il lui a été attribué par un jury composé d’Académiciens français – Hélène Carrère d’Encausse, Dominique Bona, Dany Laferrière, Jean-Christophe Rufin, Danièle Sallenave –, d’Académiciens Goncourt – Tahar Ben Jelloun, Paule Constant, Patrick Rambaud –, de journalistes et d’écrivains – Laure Adler, Éric Fottorino, Franz-Olivier Giesbert, Paula Jacques, Alain Mabanckou, Éric Neuhoff, Jean-Noël Pancrazi, Bernard Pivot et François Sureau.

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Marie Christine MALSOUTE

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