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Le lac du Causse en mission séduction pour Paris 2024

Les compétitions d’eau libre qui se déroulent en ce moment sur le lac du Causse sont l’occasion pour Brive de montrer toutes les potentialités du site pour décrocher le label “centre de préparation” et recevoir les délégations en amont des Jeux de Paris.

Depuis hier jeudi et jusqu’à dimanche, le lac du Causse sert d’écrin à l’eau libre, avec les championnats de France de la discipline sur 5km, 10km (individuel et relais) et 25km ainsi que la 2e étape de la Coupe d’Europe. L’événement rassemble 20 nations, plus de 400 nageurs. Une compétition qui dépasse largement l’enjeu national ou européen. D’abord parce que les nageurs viennent de bien au-delà, Canada, Israël, Australie… pour se mesurer aux Français. “Nous sommes la référence, parmi les meilleures nations pour ne pas dire la meilleure”, reconnait Gilles Seizonale, président de la Fédération française de natation. Mais aussi parce que le lac du Causse y joue sa carte pour Paris 2024.

Brive est en effet candidate à deux labels Paris 2024, celui de Terre de Jeux et celui de centre de préparation. Le premier label, Terres de Jeux 2024, valorise les territoires les plus créatifs engagés dans le développement de la pratique sportive et les associe à l’image olympqiue. “Pour moi, il ne devrait pas y avoir problème”, déclarait hier en marge de la compétition Denis Masseglia, président du CNOSF (Comité national olympique et sportif français).

Bien plus exigeants seront les critères pour obtenir le label de centre de préparation pour l’aviron, le triathlon et l’eau libre, même si ceux-ci n’ont toujours pas été officialisés. Brive se sent donc attendue sur cette compétition qui sert de vitrine et tous les partenaires font le pack pour mettre en lumière les potentialités du site. Bien sur, le lac n’en est pas à sa première organisation d’envergure dans les trois disciplines revendiquées. Bien sûr aussi, il faudra poursuivre les aménagements. “Une salle de musculation, de la cryothérapie, des salles de réunion,de kiné, l’hébergement…”, liste le président de la FFN. “Trois millions d’euros devraient être investis, on verra bien…”, s’interroge-t-il, tout en reconnaissant les atouts que le lac offre à la compétition en cours: “C’est un site extraordinaire, on ne peut que s’en féliciter. Son grand intérêt est que la compétition est visible de tous.”

Denis Masseglia a pu quant à lui mesurer le chemin déjà parcouru. “Au départ, c’était une étendue d’eau. Le site a grandi au fil des années et s’est développé par rapport à l’aviron, puis à d’autres sports. Le développement ne s’est pas fait qu’au niveau de l’accueil des compétitions et des stages, mais aussi du sport nature, du sport santé et du tourisme. Brive a eu raison de se positionner.”

La Ville et ses partenaires de compétition sont donc mobilisés pour séduire les délégations nationales. “Le site est magnifique, le plan d’eau est extraordinaire. Toutes les conditions sont réunies”, assure le DTN (Directeur technique national) Stéphane Lecas. Et quel meilleur discours qu’un événement réussi. Car même avec le label, ce sont les équipes qui finalement décideront ou pas de venir se préparer au lac du Causse. Jusqu’à Floriane Richard, ancienne championne de France d’eau libre sur 5km, 10km et 25km, originaire de Brive, qui n’en perd pas une miette. C’est elle qui est en quelque sorte à l’origine de la venue de l’eau libre sur le lac du Causse et qui n’a pas eu beaucoup à convaincre le staff fédéral. “C’est une fierté de voir se dérouler une Coupe d’Europe ici avec le niveau actuel des Français.”

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Marie Christine MALSOUTE

Marie Christine MALSOUTE

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