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Brive terre de cinéma (6/12) : Clotilde Gillardeau

 

Le cinéma et Brive c’est une longue histoire. De nombreux films ont été tournés dans la cité corrézienne et il serait bien hasardeux de se risquer à établir une longue liste de peur d’oublier une oeuvre. Si un film devait actuellement sortir du lot ce serait sans doute Adolescentes, réalisé par Sébastien Lifshitz avec Anaïs Chambeaudie et Emma Jaubert deux jeunes Brivistes, récemment récompensé du prix Louis-Delluc (voir par ailleurs).

Brive c’est aussi ses cinémas, Les Nouveautés, aujourd’hui disparues, Le Rex, Le Splendid autrefois situé au théâtre municipal, le ciné-club également disparu, le Centre culturel de l’avenue Jean-Jaurès, le Mega CGR. Brive c’est également l’option cinéma-audiovisuel du lycée d’Arsonval qui existe depuis les années 1990. C’est encore Les Rencontres du moyen métrage, festival international.

Brive terre de cinéma ? Sans aucun doute !

Tous les jours nous vous proposons une rencontre avec un acteur de la scène briviste. Aujourd’hui rencontre avec Clotilde Gillardeau. (6/12).

Textes Julien Allain ; Photos Diarmid Courrèges.

Clotilde Gillardeau, 28 ans, est issue de la filière scientifique du lycée Cabanis. A priori pas de lien avec le monde du cinéma. Cependant, bac en poche, la Briviste se dirige vers l’Ecole supérieure des métiers artistiques (Esma) de Toulouse. Une école qui propose plusieurs formations. « J’ai choisi le cinéma d’animation, il y avait des débouchées et puis le cinéma d’animation français et réputé », souligne Clotilde. « Lors de la dernière année on réalise un court-métrage. C’est une carte de visite presque plus importante que le CV. »

Et dès l’école finie, Clotilde est embauchée par Mac Guff Illumination studio dédié à la fabrication de longs-métrages d’animations et travaille tout de suite sur le film Moi, môche et méchant 3 puis ensuite sur Comme des Bêtes 2. « J’ai fait un peu de pub aussi, notamment une déclinaison du film Les Minions pour une marque de voiture japonaise, des bonbons… C’était intéressant mais je préfère les films. Je viens de finir le deuxième volet des Minions qui sortira peut être cet été et je commence un nouveau film mais je ne peux rien dire il n’a pas encore été officiellement annoncé », sourit Clotilde.

« En ce qui concerne mon travail, je ne suis pas animatrice. Je m’occupe de la partie rendu. Je peins les textures. C’est à dire les décors, les objets, les immeubles, les rues, les voitures. C’est très varié. On reçoit des décors modélisées et on essaie d’approcher le plus possible la réalité », explique la Briviste. « Je suis très contente de ce que je fais, l’animation touche tous les publics. On part de presque rien mais tout est réalisable. Après ce sont parfois des défis techniques. On créé un monde, un univers. On laisse libre court à notre imagination », s’enthousiasme Clotilde Gillardeau.

Lundi Pierre Magnol (7/12)

Pour relire nos articles précédents cliquez !

Lycée d’Arsonval ; Hélier Cisterne réalisateur ; Sébastien Bailly réalisateur ; Louise Bordas régisseuse ; Antoine Parouty chef opérateur

 

 

 

 

Julien Allain

Julien Allain

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