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Brive terre de cinéma (3/12) : Sébastien Bailly

Le cinéma et Brive c’est une longue histoire. De nombreux films ont été tournés dans la cité corrézienne et il serait bien hasardeux de se risquer à établir une longue liste de peur d’oublier une oeuvre. Si un film devait actuellement sortir du lot ce serait sans doute Adolescentes, réalisé par Sébastien Lifshitz avec Anaïs Chambeaudie et Emma Jaubert deux jeunes Brivistes, récemment récompensé du prix Louis-Delluc (voir par ailleurs).

Brive c’est aussi ses cinémas, Les Nouveautés, aujourd’hui disparues, Le Rex, Le Splendid autrefois situé au théâtre municipal, le ciné-club également disparu, le Centre culturel de l’avenue Jean-Jaurès, le Mega CGR. Brive c’est également l’option cinéma-audiovisuel du lycée d’Arsonval qui existe depuis les années 1990. C’est encore Les Rencontres du moyen métrage, festival international.

Brive terre de cinéma ? Sans aucun doute !

Tous les jours nous vous proposons une rencontre avec un acteur de la scène briviste. Aujourd’hui l’option cinéma-audiovisuel du lycée d’Arsonval. (1/12).

Textes Julien Allain ; Photos Diarmid Courrèges.

 

Sébastien Bailly, 45 ans, est réalisateur et scénariste. Il est à l’origine avec Katell Quillévéré des Rencontres du moyen métrage de Brive, créées en 2004.

Cet enfant de Brive, issu de l’option cinéma audiovisuel du lycée d’Arsonval commence ce mois-ci à tourner son premier long-métrage Comme une actrice avec Julie Gayet et Benjamin Biolay. Sortie prévue en 2022.

« Moi, ce que je voulais faire c’était écrire des films. Je suis allé à Arsonval parce qu’il y avait une option cinéma », assure Sébastien Bailly. « Je m’intéressais déjà au cinéma au collège. Je regardais des films à la télé essentiellement. J’enregistrais pas mal de choses sur VHS. Je me débrouillais. Les choses n’étaient pas facilement accessibles », explique le cinéaste. « Avec l’option cinéma audiovisuel, de la seconde à la terminale, on avait accès libre au ciné-club. Je devais voir deux ou trois films par semaine en salle. J’ai vu beaucoup de choses. Du cinéma étranger, en VO. Le ciné club faisait venir des réalisateurs… cela a été une époque enrichissante ».

Après le lycée Sébastien Bailly part à Toulouse en Histoire de l’art au Mirail « et à la fin des années 1990, je suis allé à Paris. Rapidement, j’ai travaillé sur des courts-métrages comme assistant réalisateur. J’ai fait un peu de production, j’ai travaillé pour la télévision. En 1998, je réalise mon premier court-métrage, La fille du hasard. Puis en 2000, Si les étoiles exaucent nos vœux. En 2005 Villa Corpus », raconte le réalisateur.

Entre-temps, en 2004, Sébastien Bailly créé avec Katell Quillévéré Les Rencontres du moyen métrage de Brive. Il sera aux manettes durant 11 éditions.

« On avait constaté avec Katel qu’il y avait peu d’endroits pour des films de cette durée (30 à 60min). Et on s’est dit un peu comme ça, un peu comme en fin de repas entre amis, qu’il faudrait qu’il y ait un lieu pour diffuser ce genre de films, d’en faire la promotion. On en a reparlé avec Maguy Cisterne. Nous n’avions pas pensé à Brive immédiatement. On pensait à Toulouse et puis finalement on a fait le choix de Brive car nous nous sommes sentis soutenus », raconte le Briviste.

Dans le même temps, Sébastien réalise trois autres courts-métrages. Douce, tourné à Brive, Où je mets ma pudeur, qui sera nommé au César dans la catégorie meilleur court-métrage. Et Une histoire de France. Ces trois courts-métrages seront réunis en un film plus long sortis en salle en 2018 sous le nom de Féminin plurielles.

2021 voit Sébastien Bailly se lancer dans la réalisation de son premier long-métrage. Comme une actrice avec Julie Gayet et Benjamin Biolay. « L’idée du scénario part un peu de l’expression si j’étais une petite souris… Le personnage principal, incarné par Julie Gayet, est une actrice qui traverse un moment difficile dans sa vie professionnelle et personnelle. Elle se découvre le pouvoir de changer d’apparence et de se transformer en qui elle souhaite… elle va utiliser ce pouvoir pour mettre son couple à l’épreuve… et s’insérer aussi dans la vie d’autre gens. Ce n’est pas un film de genre totalement, il y a un élément de fantastique qui a un impact sur la narration. Il y a quelques métamorphoses traitées de façon assez subtile. »

 

Demain Louise Bordas (4/12)

Relire la rencontre avec Hélier Cisterne (2/12) c’est ici

Relire article sur l’option cinéma d’Arsonval (1/12) c’est

 

 

Julien Allain, Photos : Diarmid COURREGES

Julien Allain, Photos : Diarmid COURREGES

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