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Le pianiste qui m’aimait

Le titre évoque évidemment celui d’un film de James Bond, sauf qu’il s’agit d’un concert, enfin pas seulement puisqu’il intègre une intrigue policière, des vidéos projetées et bien d’autres choses… Ce spectacle qui bouscule les genres, est en cours de création toute la semaine au Théâtre pour être présenté en première ce samedi 28 juillet à 20h. Les protagonistes le qualifient “d’ovni” et rien que pour ça, on dit Contact.

Pour la première fois, le Festival 1001 notes en Limousin passe par la cité gaillarde, qui plus est avec une création assez originale issue d’une résidence: Le pianiste qui m’aimait. Depuis lundi, Paul Beynet, le pianiste en question (de renommée internationale et passé par le Conservatoire de Brive) et celle qui l’aime, sa compagne la mezzo-soprano virtuose Maria Mirante, ont investi le Théâtre en compagnie de l’auteur Zazon Castro et du coproducteur Édouard Aguettant, également à la réalisation vidéo, qui cosignent tous deux la mise en scène. Ils mettent au point leur création, profitant allègrement de la fraîcheur des lieux.

Le projet a tout autant fédéré que bousculé leurs registres respectifs puisqu’il mêle musique, classique ou pas, jeu d’acteurs, univers des films d’espionnage, vidéos tournées en coulisse… Leur monde ne leur suffit pas. “Nous voulions ce mélange des genres, casser les frontières afin de proposer quelque chose qui puisse plaire à un maximum de gens et changer leur regard sur la musique classique.” Elle reste au centre de l’intrique mais les quatre ont tissé ensemble la toile du spectacle et jubilent eux-mêmes en sortant des codes établis. “Cette ouverture est quelque chose qui me tentait depuis des années, c’est un rêve qui se réalise. Et c’est la première fois que je joue en comédien”, s’amuse Paul Beynet.

“Le projet est né d’un récital que nous avions donné il y a 2 ans à Limoges dans le cadre du Festival 1001 Notes et qui mêlait déjà musique classique et films de James Bond”, expliquent le pianiste et la chanteuse. “Le spectacle s’appelait Piano Royale en référence à Casino Royale et il a eu un grand succès.” À tel point que le directeur Albin de La Tour leur a proposé d’approfondir l’expérience. Le reste est histoire de hasard et de rencontres, d’abord avec Édouard Aguettant puis avec Zazon Castro.

L’ouverture plonge d’emblée dans l’univers de l’agent 007 et donne le ton de l’intrigue: Paul et Maria donnent un concert, mais Maria vient d’être victime d’une tentative d’assassinat. Elle décide de mener l’enquête, quitte à perturber le concert qu’ils sont en train de donner. Les spectateurs sont même entraînés en coulisses (par l’intermédiaire de vidéos projetées sur un écran), suivant Maria qui interroge les personnes qu’elle croise pour démasquer son assassin… Vous y découvrirez trois personnages qui se sont gentiment laissés convaincre par l’aventure et qui se prêtent à l’intrigue: un Elie Semoun en régisseur, une Roselyne Bachelot qui campe “une attachée de presse très autoritaire” et le compositeur Vladimir Cosma “qui joue son propre rôle, ça ne pouvait être que lui”, explique les deux metteurs en scène.

Quant au déroulé, les deux artistes interprètent un programme musical qui réunit des œuvres pour piano solo et d’autres écrites pour piano/voix d’époques diverses, dont certaines sont arrangées par Paul Beynet: Frédéric Chopin, Wolfgang Amadeus Mozart, Astor Piazzolla, Claude Debussy, Kurt Weill, Johann Strauss, John Barry… Et toutes les œuvres musicales interprétées ont un lien plus ou moins direct avec les films de James Bond. Un spectacle… Rien que pour vos yeux et vos oreilles.

 

 

 

Samedi 28 juillet à 20h
Concert théâtralisé Le pianiste qui m’aimait.

Festival 1001 Notes en Limousin.

Tarifs: 25 à 15 euros. Infos sur festival1001notes.com.

 

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Marie Christine MALSOUTE

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