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Un bon air de terroir

Le week-end prochain, 27 et 28 août, le Festival de l’élevage, du bien élever au bien manger, plante sa ferme géante au cœur de la ville, place du 14 juillet. Un grand rendez-vous festif très apprécié des professionnels comme du grand public et qui réserve de belles nouveautés. On vous a préparé un petit mémento.

N’ayons pas peur de la comparaison : après le Salon de Paris, c’est l’une des plus importantes manifestations agricoles, tant par la qualité de ses bêtes que son attrait. Un peu comme notre Foire du livre et son pendant national. Les deux évènements brivistes étaient donc tout naturellement enclins à tisser des liens, mêlant cette année « agri » et « culture » à travers des conférences littéraires au théâtre.

Le Festival de l’élevage déploie toujours ses quelque 400 bovins auxquels se greffent bien d’autres bêtes à poils ou à plumes, comme cette année un élevage d’alpagas, si, si ! Cette 53e édition a pour parrain Guillaume Gomez, chef cuisinier du palais de l’Élysée, auteur de nombreux ouvrages (petite présentation de Guillaume Gomez en cliquant ICI).

Car l’édition 2022 cultive cet esprit « du bien élever au bien manger », bref du bien vivre, en offrant à nos agriculteurs et autres professionnels l’occasion de montrer leurs savoir-faire à travers concours, expositions, dégustations et animations. Y compris lorsque ce savoir-faire sort du commun avec cet élevage d’alpagas de la Paneterie, il faut l’avouer assez atypique dans nos contrées. Chaque édition draine ainsi ses 35 000 visiteurs de tous âges venus renouer avec nos racines ancestrales. Celle-ci va rassembler 500 animaux et plus d’une centaine d’éleveurs et fleurer un air de campagne.

Imaginez la logistique nécessaire sur le week-end : 16 tonnes de paille, 13 tonnes de foin et 60 m3 de sciure ! (à ce sujet, vous êtes-vous déjà demandé ce que devenait après la manifestation toute cette paille utilisée une fois souillée ? Eh bien, elle est donnée aux Jardins du cœur et aux serres municipales afin d’être revalorisée comme fumier).

Le succès du Festival tient justement à la capacité de déplacer au cœur de la ville une ferme géante. Il en va de la pérennité de ce secteur : le savoir-faire ne suffit pas, encore faut-il le faire savoir. « L’enjeu est professionnel mais aussi grand public », résume Jean-Luc Souquières, conseiller municipal délégué aux affaires agricoles. D’où cette mobilisation de la Ville et ses nombreux partenaires pour valoriser la qualité de notre terroir dans sa diversité et sa richesse. Et l’entrée est gratuite.

  • Les horaires

Samedi 27 août de 8h à 21h et dimanche 28 août de 8h à 18h

  • Les bêtes

Quelque 400 bovins, poids lourds du Festival, de races limousine, prim’holstein, salers et évidemment notre spécialité de veau sous la mère. Avec eux, des chevaux, moutons, brebis, une truie et ses porcelets cul noir du Limousin, des poulets Label rouge, bien d’autres volatiles, quelque 150 espèces de pigeons, faisans, lapins mais aussi des oiseaux d’ornement…

  • À voir

Outre les concours de bovins limousins tout au long du week-end, dans pas moins de 55 catégories, vous pourrez admirer des démonstrations de tonte de moutons, de chiens de troupeau, des évolutions équestres, des traites de lait avec dégustation, des expositions de différentes espèces animales, de matériel agricole actuel ou ancien… À suivre aussi la vente aux enchères de bovins d’exception.

  • À savourer

Rendez-vous salle Brassens pour découvrir produits du terroir et saveurs gourmandes. Un « bien manger » que le parrain Guillaume Gomez et les chefs locaux pimenteront avec des recettes réalisées sur place. À noter cette année à l’entrée de cet espace, un « panier du Festival », sorte de village regroupant des producteurs habituellement présents sur les marchés de Brive. Sans oublier la présence de confréries et la restauration assurée par les Jeunes agriculteurs.

  • Du jamais vu

Ne manquez pas les alpagas de la Paneterie. Cet élevage, implanté depuis quelques années à Goulles, au cœur de la Xaintrie en Corrèze, a permis de fonder la première filature de France dédiée exclusivement à cette laine extrêmement douce et qualifiée de « fibre des dieux ».

 

Plus d’infos au 05.55.74.96.20.

Marie Christine MALSOUTE

Marie Christine MALSOUTE

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