L'actualité en continu du pays de Brive


Pendant le confinement, la cuisine centrale nourrit les résidences autonomie

Chapeau Rouge en centre-ville, Les Genêts aux Chapélies, Odette Neuville à Tujac et Les Jardins de Rivet. En temps normal, les quatre résidences pour personnes âgées de la Ville sont autonomes, mais avec la pandémie et les règles sanitaires plus drastiques, c’est la cuisine centrale briviste qui leur fournit les repas. On vous dit pourquoi.

Le confinement a fait apparaître de nouveaux “clients” dans le giron de la structure municipale: “Nous fournissons les quatre résidences autonomie de la Ville qui disposent de leur propre cuisine mais qui n’ont pas la possibilité de conditionner les repas en individuel“, explique le directeur Pierre Barbarin. “Nous dépannons aussi en ce moment la police municipale qui est fortement sollicitée en lui livrant une vingtaine de repas par jour. Pour la mairie, le fait d’avoir une cuisine centrale autogérée par du personnel municipal permet une grande adaptabilité, ce qui n’est pas le cas dans les communes qui font appel à des prestataires extérieurs.”

Une vingtaine d’agents continuent ainsi à faire tourner la cuisine centrale briviste. “Nous fonctionnons comme auparavant, tous les jours du lundi au vendredi, même jours fériés.” Située à quelques pas de la plaine des jeux de Tujac, la cuisine centrale alimente en temps normal les écoles et crèches publiques de la Ville ainsi que le service de portage de repas à domicile et 4 à 5 repas aux pompiers. Evidemment, avec la fermeture des écoles et donc des cantines scolaires, la production a fortement chuté. De 3000 repas en journée scolaire, la production est tombée à 600 ou 650 repas jour. “Mais c’est autant de travail car tout doit être désormais conditionné en barquettes individuelles, environ 2400 par jour.” Ce qui alourdit inévitablement la procédure: “On va gagner par exemple du temps sur la finition à la main de l’épluchage des carottes ou pommes de terre, mais après cuisson les manipulations ont augmenté. Ce qui dicte notre rythme, c’est le temps de sellage de la barquette… et on ne peut pas aller plus vite que les machines.”

Pour le reste, rien a changé. “Les gestes barrières, c’est notre quotidien.” Confinement ou pas, les repas sont en effet préparés dans des conditions rigoureuses d’hygiène et de diététique avec des contrôles constants tout au long de la chaine. Lavage régulier des mains, port de masques, charlottes et manchettes sont ici le lot habituel. La seule chose qui a changé dans cette panoplie, c’est la nature des masques désormais en tissu et faits maison. “Nous passons notre commande annuelle fin janvier mais nous n’avons pas vu arriver nos masques car nous avons subi comme tout le monde la pénurie générale. Alors nos collègues féminines en ont fabriqué pour l’ensemble du personnel”, explique le directeur.

Marie Christine MALSOUTE, Photos : Diarmid COURREGES

Marie Christine MALSOUTE, Photos : Diarmid COURREGES

Laisser un commentaire