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On peut être athlète et handi

Le CAB Athlétisme a ouvert une section handisport pour rendre la pratique accessible et surtout totalement inclusive.

« Ça fait du bien de pouvoir recourir. Quel bonheur ! », savoure Norbert, 63 ans, amputé il y a un an suite à un accident du travail. Venu tester une prothèse carbone, il retrouve sur la piste du stade Lapeyre des sensations qu’il pensait révolues, le goût de l’effort, du dépassement. « Avec ce type de lame, je peux me projeter sur d’autres activités physiques, même avec des gens valides. Ça contribue à la résilience. » Comme lui, beaucoup de participants à la journée découverte n’auraient jamais cru la possibilité à leur portée.

« Faire sauter cette première barrière » : c’est l’enjeu sur lequel mise Marion Combroux, responsable de la section handisport ouverte l’an dernier par le CAB Athlétisme et directement affiliée à la Fédération française handisport. « Courir, sauter, lancer, ce sont les gestes fondamentaux de l’athlétisme. La discipline est variée et peut donc se pratiquer en fonction des différents handicaps. Celui qui est en fauteuil ne pourra pas faire du saut, mais il peut lancer et s’aligner sur différentes distances de course. »

Il faut savoir que l’athlétisme est l’un des premiers sports intégrés au programme des Jeux paralympiques à Rome en 1960. Il regroupe le plus grand nombre d’athlètes et d’épreuves : les courses sur piste à l’exception des courses de haies, les sauts à l’exception de la perche, les lancers à l’exception du marteau, et enfin, les courses sur route du 10 km au marathon. Il existe deux types de pratiques : debout et en fauteuil.

La section du CAB a démarré quant à elle suite à la demande d’un ancien du club frappé depuis d’un handicap. « Ensuite, ça a été le bouche-à-oreille et nous avons été soutenus par le comité départemental handisport et la Maison des sports de la Ville. »

La section compte pour l’instant une poignée de licenciés, hommes et femmes. « L’un a une prothèse, une autre est hémiplégique, deux sont en fauteuil, deux ont une déficience visuelle… Chacun a son parcours de vie. Leur niveau va de débutant à confirmé et leur âge de 18 à 60 ans, mais nous aimerions aussi accueillir des enfants », détaille la jeune femme qui se forme parallèlement auprès de la Fédération. « Nous sommes aussi en train de nous doter en équipement en fonction de la demande. »

Tout commence par trois séances d’essai pour permettre à la personne de tester les possibilités et connaître son envie. « Ensuite, elle passe par un entraînement spécifique pour l’amener à niveau et elle intègre l’entraînement avec les valides. On joue l’inclusion à 100 %. Il faut les prendre pour des athlètes comme les autres, avec les mêmes exigences, les pousser dans leur potentiel. Ils reprennent confiance en eux. Certains souhaitent juste se maintenir en forme, d’autres envisagent d’aller au plus haut niveau et on va faire en sorte de les accompagner avec l’appui de la Fédération. Leur détermination est un bel exemple pour tous, notamment nos jeunes. Ça génère une belle cohésion. »

Plus d’infos auprès du CAB Athlétisme au 06.12.34.04.60.

Vous pouvez consulter notre précédent article “Ça fait du bien de pouvoir recourir “

 

Marie Christine MALSOUTE, Photos : Fatima Kaabouch

Marie Christine MALSOUTE, Photos : Fatima Kaabouch

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