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Les soignants militaires renforcent les équipes de l’hôpital

Le soldat de 1ère classe Noémie (à droite) aux côtés de ses collègues civiles. Photo 93e antenne médicale

Ils sont médecins, infirmiers, auxiliaires sanitaires et appartiennent à la 93e antenne médicale militaire de Brive basée à la caserne Laporte. Depuis le début de la pandémie, ces volontaires sont aux côtés des soignants du centre hospitalier de Brive. Un renfort bienvenu aux urgences et dans le secteur Covid.

Le soldat de 1ère classe Noémie installant un patient en zone urgences Covid. Photo 93e antenne médicale

Impossible de les distinguer au sein des équipes hospitalières. Les mêmes gestes, les mêmes procédures, la même bienveillance à l’égard des patients. Militaires en civil mais soignants avant tout. “Nous effectuons des rotations d’une semaine sur l’autre à l’hôpital. Nous sommes assez réactifs et nous essayons d’apporter un maximum d’aide”, explique la médecin principal Quentin, commandant l’antenne militaire de Brive. “Tous les jours, il y a un ou deux infirmiers et deux auxiliaires sanitaires en renfort dans la zone Covid. Les médecins sont quant à eux présents 3 ou 4 jours par semaine en fonction des besoins, dans les deux circuits des urgences, classique ou Covid, et assurent également des gardes de nuit et de week-end.” Une présence conséquente.

“Nous devions aider”

Comme dans le reste de la société, le confinement a réduit le volume d’activités au sein de l’armée. “C’était assez frustrant de rester inactif alors qu’on voyait les services de l’Etat impactés et que nous pouvions être utiles et éviter l’épuisement des équipes. Nous avons tous fait nos études dans des hôpitaux militaires comme civils et nos procédures de soins sont quasiment les mêmes.” Une adaptation en douceur: “Nous avons reçu un excellent accueil des urgences et ça aide.”

Cet appui illustre le lien fort qui unit les militaires stationnés à Laporte à leur ville de garnison. “Notre mission armée reste prioritaire et nous pouvons être appelés en opération extérieure ou dans le cadre de Résilience spécifiquement à l’épidémie. C’est pour cela que nous nous sommes positionnés des le début en renfort à Brive: tant que nous étions disponibles, nous devions aider.”

Tout en suivant la santé des militaires et de leurs familles

Le soldat de 1ère classe Noémie en zone d’habillement technique. Photo 93e antenne médic

Cet apport des soignants militaires à l’hôpital de Brive n’est pas nouveau. “En tant normal, les médecins prennent des tours de garde aux urgences en dehors de leur service. Cela permet d’entretenir nos capacités d’intervention en urgence.” Bien sûr, cette présence est tributaire des missions dans lesquelles sont engagés les militaires. “Nous avions fait justement une année de pose en 2019.” Concordance de temps, la reprise de cet appui a coïncidé avec le démarrage de la pandémie. “Nous avons mis en place une convention sur la base du volontariat concernant nos médecins et infirmiers. Nous l’avons étendue à nos auxiliaires sanitaires qui peuvent également renforcer les équipes de brancardiers.”

Cette antenne qui dépend du 8e CMA (Centre médical des ramées) de Clermont-Ferrand, compte 5 médecins, 5 infirmiers et 17 auxiliaires sanitaires. Les soignants militaires se relaient à l’hôpital selon un planning savamment étudié afin de préserver aussi leur structure qui n’en continue pas moins à suivre la santé des militaires et de leurs familles. “Nous avons mis en place des téléconsultations et par roulement, nous assurons une veille 24h/24. Dans ce planning, tous les infirmiers qui interviennent en secteur Covid, ne reprennent pas immédiatement leur service et sont confinés un laps de temps pour éviter toute propagation au sein de la caserne.”

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Marie Christine MALSOUTE

Marie Christine MALSOUTE

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