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Les enfants du CME découvrent la station d’épuration

“C’est l’endroit où on nettoie l’eau.” En arrivant ce matin à la station d’épuration de Gouguenègre, Axel, 10 ans, et ses camarades du conseil municipal des enfants, avaient une vague notion du cycle de l’eau. Une découverte qui les incite à préserver cette ressource mais aussi la biodiversité.

“Je ne pensais pas que l’eau qu’on consomme venait aussi de sources”, avoue le jeune Mathis. D’où vient l’eau avant d’arriver au robinet, quel trajet emprunte-elle après avoir été utilisée… C’est l’une des actions de sensibilisation menée par l’Agglo et son délégataire Suez.

“Pour la consommation d’une journée des habitants de l’Agglo, on stocke l’équivalent de plus de 38 millions de carafes d’eau“, explique Émilie Gabet du CPIE de la Corrèze (Centre permanent d’initiatives pour l’environnement), mandaté par l’Agglo. Une centaine de réservoirs, châteaux d’eau, citernes enterrées… “Tout ce réseau vous permet par exemple de pouvoir tous prendre une douche au même moment le matin. Il y a 2.000km de tuyaux qui courent à travers le territoire de l’Agglo, c’est comme si sur la carte de France, vous descendiez du Nord au Sud et que vous remontiez.” Ce fonctionnement insoupçonné impressionne les jeunes élus très attentifs tout autant que les parents qui les accompagnent.

Un imposant volume utilisé quotidiennement qui retourne une fois usé dans des conduites.  Fini le “tout à la rue” du Moyen-Âge et le “tout à l’égout” d’hier. “On ne peut pas renvoyer l’eau usée directement dans la nature : aujourd’hui, on la traite et c’est le rôle de la station d’épuration.”

S’en suit une visite de l’équipement dont les bassins brassant les eaux usées. Un projet vise d’ailleurs à réutiliser une partie de ces eaux traitées pour le nettoyage ou l’arrosage (consultez notre précédent article L’Agglo veut réutiliser les eaux traitées et produire de l’énergie à partir des boues).

“C’est important d’économiser l’eau. Il ne faut pas faire couler le robinet pour rien, sinon il n’y aura plus d’eau et on ne pourra plus vivre”, commente Louise qui prend conscience qu’il ne faut pas non plus s’éterniser sous la douche.

Il en va de l’eau comme de la biodiversité. Le site s’y prête particulièrement: beaucoup de verdure autour des bassins, la proximité de la rivière, peu de nuisances sonores et lumineuses, ce qui favorise le passage et le développement d’animaux. “Une écologue est déjà venue deux fois sur le site faire un état des lieux, étudier les insectes et les mammifères afin de nous proposer des actions à mettre en place”, abonde pour Suez Pauline Hedouin. “On a procédé à des plantations d’arbres fruitiers et d’espèces mellifères pour favoriser la pollinisation. Des prairies fleuries ont été créées. Nous procédons à des fauches tardives, seulement deux fois par an…” Sans oublier des ruches installées sur le toit.

Au sol, devant un avaloir, un marquage témoin indique “Ici commence la Corrèze”. L’idée est de sensibiliser les habitants au fait que ces équipements de voirie ne sont pas des poubelles et que les déchets sont qui y sont jetés ou qui, amenés par les pluies, y finissent, peuvent potentiellement rejoindre les rivières. Sur l’ensemble de l’Agglo, 700 avaloirs devraient ainsi être marqués. “Le CME sera acteur de cette action. Les enfants vont proposer à leurs homologues adultes certains emplacements. Ils vont aussi collaborer pour des affiches sur les écogestes.” De jeunes conseillers très sensibles à l’environnement.

Marie Christine MALSOUTE, Photos : Fatima Kaabouch

Marie Christine MALSOUTE, Photos : Fatima Kaabouch

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