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“De nos frères blessés” en avant-première au Rex, ce soir, avec le réalisateur Hélier Cisterne

Le film d’Hélier Cisterne passé par la classe audiovisuelle du lycée d’Arsonval est présenté ce soir en avant-première aux Rex à 20 h en la présence du réalisateur.

Avant cela Hélier Cisterne a rendu visite, cet après-midi aux élèves de la classe audiovisuelle du lycée d’Arsonval, formation qu’il a lui même suivi il y a plus de 20 ans.

Retour en arrière. ( Nous nous étions entretenu avec Hélier Cisterne il y a quelques mois lors d’un dossier réalisé sur le cinéma et Brive. Pour relire l’article c’est ICI )

 

Une leçon de cinéma et de vie

Hélier Cisterne a donné une vraie leçon de cinéma et de vie aux élèves de Seconde de la classe audiovisuelle du lycée d’Arsonval cet après-midi.

De retour dans l’établissement où il a « énormément appris » Hélier Cisterne est revenu sur son parcours. Chance, curiosité, débrouille, frustration et passion…

Chance. Comme le fait d’avoir pu étudier dès le lycée le cinéma, ici, à Brive, où ses parents habitaient. « Peut-être que je n’aurai jamais fait de cinéma si cette option n’avait pas existé. »

Curiosité. « J’allais deux fois par semaine au cinéma club et au centre culturel pour regarder des films. Il faut continuer à regarder des films, prendre des risques même si cela peut ne pas vous plaire. Cela donne une culture, des idées… »

Formateur. « Ici à Brive, j’ai appris les bases du cinéma. Ecrire un scénario, filmer, la lumière, le montage… Quand je suis arrivé à Paris j’avais autant de savoir-faire que ceux qui étaient en fin de parcours d’école de cinéma. »

Personnel et intime. « J’ai gagné le financement de mon premier film assez rapidement sans être dans une école de cinéma car j’avais les bases mais aussi parce que j’ai toujours essayé de faire quelque chose de personnel. C’était un court-métrage adapté d’une nouvelle de Mérimée, Mateo Falcone. J’en ai fait quelque chose de très personnel, d’intime avec un message également très personnel. Je l’ai tourné, dans la région avec mes parents et mon petit frère. Cela a fait la différence car finalement j’en ai fait quelque chose d’original. C’est ce que j’essaie toujours de faire. »

Débrouilles et frustrations. « C’est un métier où il faut sans cesse s’adapter et faire avec peu, des choses grandes. C’est très formateur. Il faut trouver des solutions en permanence. Parfois c’est frustrant car on a une idée que l’on ne verra jamais à l’écran. »

Passion. « Je n’étais pas cinéphile en arrivant à Arsonval mais j’avais beaucoup d’appétit. Il faut toute sa vie foncer vers ses passions. Ne jamais baisser les bras. Apprendre des difficultés, s’adapter. »

 

Cinéma Rex, à 20 heures.

De nos frères blessés. De Hélier Cisterne.

Avec Vincent Lacoste, Vicky Krieps, Meriem Medjkane.

1954, Hélène et Fernand tombent amoureux. Avec lui elle part pour Alger, découvre sa beauté et l’attachement que Fernand porte à son pays. Alors que l’Algérie et la France se déchirent, leur vie bascule. L’histoire vraie du combat d’un couple pour la liberté.

Le film sera suivi d’un débat.

Julien Allain, Photos : Fatima Kaabouch

Julien Allain, Photos : Fatima Kaabouch

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