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Vente de Rafale à l'Egypte : du travail pour Thales Brive

© Dassault Aviation - F. Robineau     /     © Dassault Aviation - F. Robineau

 

La vente de 24 Rafale et d’une frégate FREMM à l’Egypte aura inévitablement des retombées pour Thales Brive. Le site fournit en effet à Dassault les systèmes de guidage et de navigation. Un contrat historique, le premier à l’export, qui éclaircit l’avenir jusqu’ici exclusivement national de l’avion de chasse. Avec l’Inde et le Qatar en ligne de mire.

 

Le Rafale sur fond de pyramides. La photo vaut tout les discours et montre qu’une barrière psychologique a été franchie par le chasseur jusqu’ici boudé à l’export. L’Egypte vient de conclure formellement ce matin sa commande de 24 de ces avions de combat omnirôle et d’une frégate multi-missions pour équiper ses forces. Le contrat dépasse les 5 milliards d’euros. Derrière Dassault, c’est tout une armée de partenaires et sous-traitants qui applaudit. Et parmi eux Thales car une partie de l’activité engendrée sera réalisée à Brive.

Le site briviste de l’équipementier aéronautique est en effet spécialisé dans le développement et la production de ces systèmes de communication et de navigation. “Thales fournit de nombreux équipements et systèmes pour le Rafale, la FREMM et leur armement respectif”, précise l’équipementier. “Ces équipements représentent environ 25% de leur valeur totale du Rafale et 20% de la FREMM.”

Thales qui est membre du GIE Rafale aux côtés de Dassault Aviation et de SNECMA (Safran), équipe l’avion de combat de systèmes lui offrant une capacité multi senseur “tel que le premier radar de combat européen à balayage électronique à antenne active”. Des technologies de toute dernière génération en ce qui concerne également la frégate: “Nous fournissons le système radar multi-fonction Herakles, le système de communications, la suite sonar de lutte anti-sous-marine, le système optronique de veille et poursuite Artemis, le système de guerre électronique”. Ces équipements renforcent les capacités de lutte anti-aérienne, anti-navire et anti-sous-marine de la frégate. “Nous sommes fiers de contribuer au dispositif de défense de l’Égypte avec nos équipements à la pointe de la technologie”, déclare le p-dg de Thales, Patrice Caine.

Chez Dassault, Thales et tous les autres, on espère donc que cette signature aura son effet boule de neige sur les autres contrats en cours de négociation. Celles avec le Qatar seraient, dit-on, “très avancées” et porteraient sur 36 appareils. On évoque même un “contrat du siècle” avec l’Inde pour laquelle les négociations menées depuis 3 ans atteignent rien moins que 126 appareils.

 

Marie Christine MALSOUTE

Marie Christine MALSOUTE

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