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Le vélo dans la cité (2/5): “Ne pas rouler pendant 15 jours ne m’empêcherait pas de dormir!”

Bruno Parisé sur son triporteur

Jusqu’à vendredi, nous proposons une série sur la place du vélo dans la cité à travers cinq portraits de cyclistes utilisant la bicyclette au quotidien.

Bruno Parisé, 24 ans, a fait du cycle son outil de travail. Dans son triporteur, il transporte des litres de café et de chocolat qu’il propose à la vente dans les rues de Brive.

Bruno Parisé sur son triporteur

“Je ne suis absolument pas sportif. Ne pas rouler pendant 15 jours ne m’empêcherait pas vraiment de dormir”, confesse Bruno Parisé en souriant. Ce jeune homme de 24 ans a créé Hep’café en novembre 2009. Le principe: rouler dans les rues de Brive sur un triporteur supportant plusieurs thermos de café et de chocolat, et vendre ces boissons chaudes. “En été, je vends également de l’eau et du jus d’orange”, précise l’entrepreneur.

S’il a fait du cycle son outil de travail, ça n’est pas vraiment par goût du pédalier. La motivation est ailleurs: “Dans la société actuelle, on parle beaucoup d’écologie, alors je me suis dit que ça serait bien si je me déplaçais avec un engin non motorisé. Et puis j’avais déjà vu des triporteurs à Toulouse et à Bordeaux, par exemple pour vendre des glaces. J’avais trouvé le principe très sympa.”

De fait, le triporteur, véhicule pour le moins original, attire le regard. Même si, en plus d’un an d’activité, les Brivistes se sont habitués à croiser Bruno dans les rues du centre-ville, l’originalité du mode de déplacement n’en reste pas moins un facteur d’attractivité.

Bruno Parisé et un client

Malgré tout, Bruno estime que ça n’est pas là un véritable argument de vente. “Au fil du temps, je me suis rendu compte que les consommateurs ne regardaient finalement plus vraiment le cycle. Ils aiment avant tout le service que j’apporte, s’intéressent aux prix du café et du chocolat et, quand bien même je serais motorisé, ça ne les empêcherait pas de venir acheter une boisson.”

Bruno a bien tenté d’équiper son triporteur avec un petit moteur électrique. “Le véhicule étant trop lourd, les batteries se déchargeaient trop vite”, regrette-t-il. “Si c’était à refaire, je choisirais sans doute un triporteur à moteur, pour avancer en me fatigant moins et pour bénéficier d’une cabine pour me protéger quand il fait froid. Mais c’est trop tard. On me connait partout où je passe (sur le marché, au lycée d’Arsonval et en centre-ville) avec mon triporteur actuel, et je ne compte pas changer.”

Après 1.800 km parcourus, trois trains de pneus avants usés et quelque 1.600 litres de boisson transportées dans 4 voire 6 thermos et vendues (à raison de 25 litres en moyenne par semaine) depuis la création de Hep’café, le triporteur à trois vitesses a visiblement encore de longs jours devant lui à avancer à la force des mollets de Bruno Parisé.

Dans la série “Le vélo dans la cité”, vous pouvez également lire l’article précédent:

Olivier SOULIÉ

Olivier SOULIÉ

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