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Une jeune couturière confectionne bénévolement des masques pour les soignants

 

Lucie Rantian a lancé il y a peu son autoentreprise de couturière. Une affaire de passion pour le zéro déchet qui se transforme aujourd’hui en solidarité avec le personnel soignant confronté à la pénurie de masques.

Dans la” vraie vie”, comme elle dit, Lucie Rantian est déjà fort occupée par son métier de CPE, Conseiller principal d’éducation de collège. Mais elle a une passion, la couture, doublée d’une conviction pour la démarche zéro-déchet. La jeune femme de 32 ans a donc parallèlement créé son autoentreprise qu’elle a baptisé des deux jolis prénoms de ses grands-mères adorées: Malou et Léontine. Elle fabrique ainsi des objets lavables: lingettes démaquillantes, essuie-tout, serviettes à cheveux, éponges en toile de jute, sacs à tarte, à pain, range-couverts, trousses et autres sacs, et aussi doudous, bavoirs et autres articles de puériculture. Une initiative qu’elle aimerait voir se développer au point de pouvoir “quitter l’institution” et en vivre. Mais aujourd’hui, elle a tout remisé pour se consacrer à une noble tâche.

“C’est une amie infirmière libérale qui n’avait plus de masques et qui m’a demandé de lui en fabriquer. “J’avais un doute, mais mon amie m’a assuré que c’était toujours mieux que rien. Je n’avais jamais fait ça et il a fallu que je me documente. Je suis vite aller acheter des élastiques en grande surface et je me sers des tissus que j’ai en stock. Depuis mardi dernier j’ai fabriqué 60 masques. Il faut compter une demi-heure par masque“, précise Lucie. D’autant plus méritoire que la jeune femme est déjà mobilisée pour s’occuper des enfants de soignants et qu’elle a elle même 4 joyeux chérubin(e)s qu’il faut distraire à la maison.

“Je ne fais pas ça pour m’occuper, c’est vraiment pour rendre service autour de moi.” Elle fabrique ses masques en utilisant deux cottons Oeko-tex, un label écologique garantissant l’absence de substances nocives pour la santé, la peau et l’environnement. L’intérieur est constitué de micro polaire ou de molleton. “Ils sont lavables et question efficacité, mon amie infirmière me dit qu’elle en change toutes les deux heures.” Les infirmières libérales de Saint-Pantaléon lui en sont en tout cas reconnaissantes. “Une copine infirmière à l’hôpital de Brive m’en a aussi demandé, ainsi qu’une amie puéricultrice et des collègues en contact avec des enfants…”

En jonglant avec le peu de temps libre dont elle dispose, Lucie Rantian essaie de faire œuvre utile. En tout cas tant qu’elle dispose encore du tissu. Une belle action, mais aussi un joli talent. Et dès que les choses reviendront à la normale, vous trouverez certainement des idées originales sur sa page Facebook.

 

 

Marie Christine MALSOUTE

Marie Christine MALSOUTE

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