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Une harde de sangliers aux portes de Brive

Ernest Stigliani constate les dégâts causés par les sangliersErnest Stigliani, un retraité du village des Escrozes situé à 3 kilomètres du centre ville de Brive, a retrouvé jeudi matin son jardin sens dessus dessous. Des dizaines de mètres carrés de parc dévastés par des sangliers.Le parc arboré est transformé en un champ labouré. Dans la nuit de mercredi à jeudi dernier, ce sont à l’évidence d’une harde de sangliers qui a déboulé avec une frénésie dévastatrice dans ce parc aménagé avec goût.

La terre entièrement retournée dans le parc« J’habite ici depuis 30 ans je n’ai jamais vu ça, je ne sais pas comment on va réparer de tels dégâts », dit avec le sourire Ernest Stigliani puis il poursuit : « nous ne sommes qu’à 3 kilomètres du centre ville, il va falloir faire quelques chose« . 

La fédération départementale des chasseurs a été alertée, elle s’est engagée à faire intervenir dans les meilleurs délais des jardiniers pour remettre en état le parc.

 A la campagne il est fréquent que les champs de maïs soient partiellement anéantis par des sangliers. En revanche aux portes de la ville de Brive, constater de tels dégâts est un phénomème assez rare, bien que le gros gibier semble de moins en mois effrayé par la présence de l’homme.

Un parc méconnaissableIl n’empêche, cette présence de sangliers à proximité des habitations pose un réel problème de sécurité; les collisions entre ces animaux et les automobilistes se multiplient. A l’échelle nationale, les chevreuils, cerfs et autres sangliers ont occasionné près de 40 000 accidents de la circulation.

Jean René LAVERGNE

Jean René LAVERGNE

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2 commentaires

  •    Répondre

    Sont-ce les sangliers qui se rapprochent de la ville, ou la ville qui se rapproche des zones boisées… ?

    Ce problème n’est pas prêt d’être résolu : lorsque le docteur en biologie Jean Crousillat explique que « s’il existait une véritable volonté de mettre au point un contraceptif spécifique au sanglier, les chercheurs, avec les moyens financiers nécessaires, ne mettraient pas plus d’un an à le trouver », les chasseurs, qui se réjouissaient des lâchers de l’ONCFS de 1980 aux années 2000 et font mine aujourd’hui de déplorer les dégâts causés par les sangliers, ne trouvent rien de mieux que de dire, à travers la voix de M. Hettier de Boislambert, président d’honneur de l’Association nationale des chasseurs de grand gibier : « la contraception du sanglier est une manoeuvre pour tenter de discréditer le rôle de régulateur de populations sauvages que revendique à juste titre le chasseur »…

    Tout ceci pour dire que le problème est bien loin d’être solutionné : pas d’argent pour ceux qui veulent une solution douce, revendication du rôle d’exterminateur (oups, de régulateur !) de la part des chasseurs.

    Alors, on fait quoi ???

  •    Répondre

    Sont-ce les sangliers qui se rapprochent de la ville, ou la ville qui se rapproche des zones boisées… ?

    Ce problème n’est pas prêt d’être résolu : lorsque le docteur en biologie Jean Crousillat explique que « s’il existait une véritable volonté de mettre au point un contraceptif spécifique au sanglier, les chercheurs, avec les moyens financiers nécessaires, ne mettraient pas plus d’un an à le trouver », les chasseurs, qui se réjouissaient des lâchers de l’ONCFS de 1980 aux années 2000 et font mine aujourd’hui de déplorer les dégâts causés par les sangliers, ne trouvent rien de mieux que de dire, à travers la voix de M. Hettier de Boislambert, président d’honneur de l’Association nationale des chasseurs de grand gibier : « la contraception du sanglier est une manoeuvre pour tenter de discréditer le rôle de régulateur de populations sauvages que revendique à juste titre le chasseur »…

    Tout ceci pour dire que le problème est bien loin d’être solutionné : pas d’argent pour ceux qui veulent une solution douce, revendication du rôle d’exterminateur (oups, de régulateur !) de la part des chasseurs.

    Alors, on fait quoi ???

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