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Une convention pour la tranquillité publique et la sécurité résidentielle

Signée hier, la convention locale de partenariat pour la sécurité des quartiers d’habitat social associe les polices nationale et municipale et les bailleurs sociaux : Brive Habitat et Polygone. Elle doit permettre de proposer une réponse globale, plus rapide et adaptée aux incivilités et actes de délinquance commis dans les quartiers prioritaires et immeubles sociaux.

Venant formaliser les pratiques déjà existantes, cette convention tripartite met en œuvre un partenariat visant la sécurité publique et la tranquillité résidentielle. « C’est une brique de plus dans notre action, une brique permettant le décloisonnement et le partage des informations », a posé en préambule Frédéric Soulier, maire de Brive. « La volonté est de responsabiliser toute la chaîne, y compris les bailleurs sociaux, pour assurer la sécurité du quotidien initiée par le ministère. »

En effet, cette convention locale reprend les dispositions et modalités contenues dans l’accord-cadre signé le 29 mars 2019 par l’union sociale pour l’habitat et le ministère de l’intérieur qui précise les principes et contours d’une coopération opérationnelle renforcée entre organismes hlm et service de sécurité intérieure. « C’était déjà là notre philosophie », a pointé le maire, en indiquant aussi que « la coopération entre police municipale et nationale n’était pas une vue de l’esprit mais bien une réalité dont on pouvait mesurer les effets sur la baisse des faits délictueux. »

Cette convention repose sur deux convictions exposées par la directrice départementale de la sécurité publique de la Corrèze, Emilie Ngasho Mpanu: « Sans information, on ne pourra rien faire, de même qu’on ne peut rien faire tout seul. La volonté est d’ancrer ce continuum dans lequel chacun puisse prendre sa part.»

Occupation de hall d’immeuble qui entraverait le sentiment du résident de pouvoir aller et venir librement, dégradations dans les parties communes… telles sont par exemple les incivilités visées. Leur traitement va passer par la désignation de référents et l’envoi de fiches d’incidents permettant la mise en commun des informations effectuées avec toute la confidentialité nécessaire à la garantie et la sécurité des personnels. Et la patronne des policiers de Corrèze de terminer : « L’envoi de ces fiches de signalement ne dispense pas d’appeler le 17 en cas d’urgence. »

Jennifer BRESSAN, Photos : Diarmid COURREGES

Jennifer BRESSAN, Photos : Diarmid COURREGES

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