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Une brochette de Brivistes à l’ambassade de France en Ouganda

C’est une de ses situations improbables qui créent l’anecdote: parmi la vingtaine d’employés de l’ambassade de France à Kampala, figurent quatre Brivistes ou apparentés. Ils ont même reçu un visiteur lui aussi originaire de Brive…

“Je vous écris pour vous proposer un article sur… nous! qui sommes quatre agents de l’ambassade de France à Kampala (Ouganda) plus un visiteur, anciens, actuels ou futurs Brivistes”, débutait le mail envoyé par Étienne Puydebois que cette improbable “concentration” fait lui même sourire. “L’ambassade ne compte pourtant qu’une vingtaine d’employés”, argumente-t-il. Lui (à droite sur la photo) a été collégien à Jean Lurçat puis lycéen à d’Arsonval. Aujourd’hui élève ingénieur à Supaéro, école d’aéronautique toulousaine, il effectue sur place un stage de trois mois, pour lequel il a d’ailleurs fait une demande de bourse jeune auprès de la mairie de Brive. Il y mène des projets de développement durable afin de lutter contre la pollution ambiante, en introduisant par exemple des ruches pour favoriser la pollinisation des plantes, en incitant le tri des déchets, leur recyclage…

“Ici, nous sommes des Mzungu, autrement dit des blancs, des étrangers, on nous regarde avec des yeux curieux”, témoigne-t-il. “L’ambassade est presque un bunker, avec ses murs hauts de quatre mètres, ses barbelés, ses multiples contrôles de sécurité. Deux mondes donc, qui semblent difficiles à réunir. Et pour autant, je ne me suis jamais senti menacé dans la rue, il suffit de parler quelques mots en luganda (la langue locale) pour décrocher un énorme sourire. La vie ici présente beaucoup de charmes, avec une température quasiment constante du matin au soir et tout au long de l’année autour de 25°C. Je suis très heureux de vivre cette expérience, qui remet en cause mon confort européen, qui m’ouvre les yeux sur une partie du monde dont je ne connaissais rien, qui est riche en rencontres forcément, et qui me rappelle aussi la beauté de la France.”

Si dépaysant que soit son séjour, le futur ingénieur ne s’est pour autant pas retrouvé totalement “en terre inconnue” en découvrant trois autres “pays” au sein des murs. “Il y a l’adjudant-chef Yannick Barboux”, énumère-t-il, “qui coordonne depuis deux ans la mission Défense en Ouganda.” Le sous-officier (en tenue sur la photo) est un ancien Bison du 126e RI qui a servi au sein de la compagnie Griffon de 2003 à 2010, “durée durant laquelle il a également agi pour le lien Armée-Nation en jouant au Cosnac football club. Club pour lequel il a écrit quelques piges qui sont parues dans le journal La Montagne“, précise notre interlocuteur.

“Il y a Clotilde Bruter, attachée de coopération culturelle depuis un an et demi, dont les grands-parents habitent au sommet de la Pigeonnie”, poursuit le stagiaire. “Elle a passé une grande partie de ses vacances de jeunesse chez eux et se considère comme une véritable Briviste”, détaille le jeune homme. “Il y a Antoine Goujon, dont les parents se sont installés à Brive il y a un an pour ouvrir une boulangerie, nommée BLG, comprenez Bénédicte et Laurent Goujon.” Élève polytechnicien en première année, il effectue lui aussi un stage “au sein de la mission Défense mais aussi comme professeur de français à l’Alliance française de Kampala”.

“En plus de nous quatre, il y avait récemment le gendarme Laurent Sclafer, né à Brive et aujourd’hui habitant de Souillac, qui accompagnait l’équipe de rugby à sept de l’armée française, venue concourir contre les équipes ougandaises à l’occasion de la semaine de l’amitié franco-ougandaise”, s’étonne Étienne Puydebois. Le gendarme est bien connu dans le milieu de l’ovalie puisqu’il est arbitre vidéo pour les matchs du top 14 et a arbitré deux coupes du monde militaires de rugby à sept. Nul doute que l’origine des uns et des autres doit alimenter nombre des conversations. Quand le hasard s’en mêle…

 

 

Marie Christine MALSOUTE

Marie Christine MALSOUTE

1 commentaire

  •    Répondre

    Bonjour,
    Corrèzienne ayant grandi à Bort-les-Orgues puis Sarran, j’ai effectué avec bonheur deux années dans cette ambassade et au sein de l’université locale de septembre 2001 à 2003 en tant que volontaire internationale. A l’époque, un des personnels défense venait de Malemort ! Ils sont partout !
    Tatiana Viallaneix

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