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Un stage master en Inde grâce à la Bourse jeunes

 

La Ville propose à ses jeunes des dispositifs pour les aider à mener leur projet professionnel ou leur carrière sportive. En dix ans, près 130 Brivistes ont bénéficié de ces accompagnements financiers. Gwenaëlle Dubois est l’une d’entre eux.

Photo DR

« Grâce à la Bourse jeunes de la Ville de Brive, j’ai pu partir l’an dernier faire mon stage de six mois en médiation culturelle à Pondichéry. Je travaillais dans un centre culturel créé et géré par une Française, et en même temps je préparais mon mémoire sur Auroville située juste à côté. C’est une ville unique dans le monde qui a été créée par un Indien et une Française : il faut être choisi pour y habiter, l’argent n’y circule pas, il n’y a aucune différence entre les hommes, la nationalité n’existe pas. J’y étudiais la place de l’art dans la création d’une nouvelle société. Je n’aurais jamais eu autrement accès à toutes les sources pour réaliser mon mémoire », raconte Gwenaëlle Dubois, 25 ans.

Rapatriée au bout de trois mois à cause de la pandémie, elle avait heureusement accumulé assez de matière pour son sujet. Elle a continué de travailler à distance pour le centre Sita (South indian traditional art) en montant des événements comme le huitième anniversaire du centre, sans malheureusement pouvoir les partager.

En dernier, Gwenaëlle a obtenu son master. La Briviste mesure sa chance : « Peu d’étudiants de ma promo ont pu aller à l’étranger. Pour moi, c’était important de légitimer un stage à l’international. Ça m’a permis de perfectionner mon anglais et d’avoir une grande expérience professionnelle dans la direction d’une équipe ».

 

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Gwenaëlle a commencé ses études universitaires à Brive, avec un diplôme GEA (Gestion des entreprises et des administrations). Elle s’imaginait alors plutôt à la tête d’une entreprise. Un voyage en Inde a tout changé. « J’ai eu un véritablement coup de cœur. » À son retour, elle bifurque sur un cursus plus international. « L’idée était de m’installer plus tard là-bas.

« Je suis partie en licence médiation culturelle à Paris. » Pas vraiment un profond changement de cap : « Lorsque j’étais en GEA, je travaillais déjà au CGR à Brive, j’ai fait aussi mon stage avec la compagnie de théâtre du Paradoxe, j’ais même créé une association de cinéma pour les étudiants… j’avais déjà eu un pied dans la culture. » À Paris, elle obtient sa licence tout en travaillant en alternance pour le festival théâtrale du Val-d’Oise et enchaîne sur le master. Avec ce stage de six mois à effectuer en France ou à l’étranger.

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« La Bourse jeunes m’a financé plus de la moitié de mon séjour. Sur un projet global de 3.000 euros, la Ville m’a donné 1.600 euros. Sans cette bourse, ça aurait été beaucoup plus compliqué. J’aurais dû prendre un prêt. D’autant qu’avec la Covid, la bourse que devait m’attribuer mon université n’a jamais été versée. Travailler à Pondichéry a été une expérience très enrichissante. C’est une ancienne colonie française, alors je n’étais pas totalement dépaysée, mais c’est un gros changement de culture. » La pandémie lui a fait oublier sa soif hors frontière : « Je me suis rendue compte que j’étais avant tout passionnée par la culture et le tourisme. Mon rêve aujourd’hui serait de travailler dans ce domaine à Brive et de me constituer une véritable expérience professionnelle. Je postule, mais pour le moment je fais un peu d’intérim, dans tout. »

Parallèlement, Élina a effectué son stage de 3e année d’infirmière à l’hôpital Bichat, Hugo le sien en virologie à New-York en travaillant sur le coronavirus, Léa a passé tout un semestre en architecture à l’université de Mexico… La Ville a créé cette bourse en 2015 pour favoriser l’accès à l’emploi des jeunes Brivistes. Elle a depuis accompagné 55 jeunes dans divers parcours de formation et niveaux de qualification.

« Bourse jeunes fait partie des nombreux dispositifs mis en place par la Ville de Brive en faveur de la jeunesse et des étudiants« , commente Sylvie Plas-Boël, conseillère déléguée à l’enseignement supérieur. « Il est le signe d’une politique affirmée de soutien pour l’accès des jeunes à l’emploi, puisqu’il s’adresse à des jeunes en fin de formation, à deux ans maximum de la fin de leur cursus. L’objectif premier est de permettre la réalisation d’un projet réfléchi et concret, souvent ambitieux, afin de donner au jeune la possibilité de développer ses compétences, d’enrichir son parcours et de rentrer ainsi rapidement dans la vie active. Cela peut être un stage en France, un séjour à l’étranger, une formation complémentaire… » Cette Bourse financière peut aller de 500 à 2.000 euros.

« Cette aide se révèle souvent déterminante pour l’aboutissement du projet. C’est aussi pour la Ville un vecteur de l’attractivité du territoire : ces jeunes sont de très bons ambassadeurs de Brive, de la Corrèze et des établissements qui les ont formés. Mais nous avons aussi l’espoir que ces jeunes prometteurs et talentueux, attachés à leur terre natale et à sa qualité de vie, puissent exploiter leurs compétences en revenant enrichir le tissu économique et social corrézien soit par la création d’entreprises et l’innovation soit en étant recrutés par des entreprises locales qu’ils enrichiront de leur expérience rendue possible par cette aide briviste. C’est donc un pari sur l’avenir, le talent et les compétences. »

Les conditions

  • être Briviste
  • avoir entre 16 et 25 ans à la date d’octroi de la bourse.
  • avoir pour niveau d’études CAP, Brevet Professionnel, Bac, Bac pro, BTS, Licence ou Master 1 et 2 et/ou un projet de stage/séjour académique en France ou à l’étranger.
  • proposer un projet réalisable pour une durée de 2 années maximum sur le territoire de la commune ou en dehors uniquement dans le cas où il n’y a pas d’offre similaire de formation ou de stage sur le territoire.
  • Avoir établi le budget du projet (les ressources financières de la famille seront prises en compte) et faisant apparaître un reste à charge.

Le dossier est téléchargeable sur le site brive.fr. Le jury se réunit deux à trois fois par an selon le nombre de candidatures à étudier. Infos auprès du service enseignement supérieur, 4 rue Marie-Rose Guillot et au 05.55.23.43.80.

Marie Christine MALSOUTE, Photos : Diarmid COURREGES

Marie Christine MALSOUTE, Photos : Diarmid COURREGES

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