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Un peu de FFF et des Rita Mitsouko à Brive

Philippe Niel, aka Félix, qui a été claviériste au sein de FFF (Fédération française de fonck), groupe français des années 1990 et des Rita Mitsouko, vit depuis quelques mois à Brive avec sa compagne et leurs deux fils de neuf et quatre ans. Après avoir parcouru le monde entier, cet insatiable globe-trotter, a posé ses valises à Brive. Il dirige depuis la cité gaillarde une société de production musicale basée à Hiroshima au Japon !

Pianiste de la Fédération française de fonck et des Rita Mitsouko

« C’est le hasard de la vie qui a fait que nous nous sommes installés ici à Brive », raconte simplement Philippe Niel. « Je ne connaissais absolument pas. Nous venions de rentrer du Japon avec mon épouse et nous envisagions dans un premier temps de vivre à Cognac parce que ma mère y réside. Nous n’avons pas trouvé d’appartement qui nous convenait. Petit à petit, nous sommes descendus un peu plus vers le sud et nous sommes arrivés à Brive, après un petit détour par l’Aveyron », explique Philippe Niel. « Nous avons trouvé à Brive ce qu’il nous fallait. Cela fait moins de 6 mois que nous sommes ici, c’est une ville agréable », ajoute le musicien. La famille habite en effet un vaste appartement du centre-ville. Idéal pour Félix qui peut ainsi avoir son bureau et s’isoler pour écrire, produire et arranger ses compositions ou celles des autres sans être trop dérangé par ses deux petits garçons.

 

15 ans de carrière, 2500 concerts

Assis dans son « atelier » entouré de multiples claviers, de son ordinateur, le musicien âgé de 52 ans revient sur 15 ans de carrière et, à la louche, 2500 concerts dont il garde une douce nostalgie. « Une vie de fou », assure-t-il. Et on veut bien le croire. Il évoque sans filtre l’épopée de la Fédération française de fonck (FFF), avec qui il a connu le succès. FFF, groupe multiculturel parisien qui a marqué les années 1990 par l’originalité de son style, un mélange de funk et de rock. D’où le terme « fonck » qui conclu le nom de FFF. Une musique puissante dans laquelle Félix a apporté, par son jeu, une touche de douceur dans un groupe « testostéroné », comme s’amuse à rappeler l’artiste. FFF c’était ça !

De sa rencontre improbable, en 1989, avec Marco Prince (le chanteur du groupe FFF, ndlr) dans un magasin d’instruments de musique d’occasions dans lequel Philippe Niel était en train de jouer de la clavinet (sorte de clavecin électrique utilisé notamment par Stevie Wonder sur le morceau Superstition), les répétions huit heures par jour, sept jours sur sept, en passant par les enregistrements des albums du groupe FFF à New- York, Londres ou Paris (Philippe Niel participera aux trois premiers albums du groupe. Blast Culture, 1991 ; Free For Fever, 1993 ; FFF, 1996), le succès, les excès, les concerts qui pouvaient durer quatre heures, les tournées dans le monde entier, notamment celle, « épique » (sic), avec Georges Clinton (pape du funk au même titre que James Brown, leader excentrique des groupes Parliament, Funkadelic…), ses diverses collaborations en tant que pianiste ou batteur pour Axel Bauer, Mylène Farmer, Guesh Patty, sa rencontre et son amitié pour Frédéric Chichin et Catherine Ringer, des Rita Mitsouko, avec qui il jouera, coïncidence également, sept ans et participera aussi à trois albums (Acoustiques, 1996 ; Cool Frénésie, 2000 ; La femme trombonne, 2002).

Une société de production musicale au Japon qu’il dirige depuis Brive

De ces aventures, Philippe Niel en sortira épuisé. Il décide de prendre du recul, rencontre sa femme et part voyager. En 2018, il crée une société de production musicale baptisée Looove Me Production, basée à Hiroshima au Japon qu’il dirige désormais depuis Brive, deux collaborateurs sont sur place. Il donne également des conseils en MAO (Musique assistée par ordinateur, ndlr). Philippe Niel travaille actuellement sur le prochain disque de Don Troop dont il avait déjà produit un album en 2005. Il sera en partie enregistré dans une maison à la campagne autour de Brive. Affaire à suivre.

Julien Allain, Photos : Diarmid COURREGES

Julien Allain, Photos : Diarmid COURREGES

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