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Un même directeur pour les CCI de Corrèze et Dordogne

“Ce n’est pas une fusion”, a précisé la présidente de la CCI Corrèze Françoise Cayre qui a présenté hier son nouveau directeur général Pierre Vulin, également à la tête de la CCI Dordogne. Une mutualisation qui illustre “une réorganisation nécessaire et stratégique” des deux chambres dans “une cohérence de bassin économique”. Profonde néanmoins, la transformations se met en place progressivement.

Voilà plus d’un an et demi que s’opère ce rapprochement induit par la loi PACTE. Face aux ressources fiscales qui s’amenuisent et à un monde qui se dématérialise, les CCI désormais soumises par convention à des contraintes d’objectifs et de performance, doivent profondément se reformer pour mieux se réinventer. Question de survie pour préserver leur autonomie et de basculer sur un système régional.

La chambre corrézienne a donc déjà opéré cette mutation avec “un plan d’économie, la vente d’actifs, la sortie des Symas et la mobilisation de nouveaux financements dont la facturation”, détaille Françoise Cayre. Une nécessité bien comprise par les élus consulaires qui ont validé à une écrasante majorité, 95%, cette transformation d’organisation en se rapprochant de l’homologue périgordine. À commencer par une direction unique et une équipe renforcée avec le recrutement de quatre jeunes diplômés.

Lyonnais d’origine, Pierre Vulin, 47 ans, dirige également depuis 7 ans la CCI de la Dordogne. À ses côtés, Valérie Andrieu est désormais secrétaire générale des deux chambres. La directrice d’Inisup Sylvie Alvinerie-Bousquet a également s’agrandir son périmètre depuis le 1er janvier. Pour les équipes, le challenge est “la recherche permanente d’équilibre sur les deux territoires avec des compétences croisées et des réciprocités”. Dans une logique de rapprochement opérationnel s’appuyant à elles deux sur les potentialités de quelques 230 collaborateurs.

“Cette mutualisation n’aurait pu se faire sans une cohérence de bassin économique avec l’A89 qui irrigue les deux territoires”, assure Pierre Vulin, même si les périmètres des deux chambres ne sont pas les mêmes. Côté Dordogne, la CCI compte deux fois plus de ressortissants, environ 20.000, et de nombreux sites gérés en propre, un parc des expositions, un aéroport et plusieurs écoles, tandis que celle de Corrèze couvre un bassin économique plus dense et plus riche. Avec aussi des enjeux liés au niveau routier, ferroviaire comme aérien. D’ailleurs, la liaison aérienne avec la capitale se fait désormais uniquement depuis l’aéroport briviste. “Une bonne intelligence au bénéfice du territoire.”

Si l’opérationnel est mutualisé, la volonté des élus de part et d’autre est de “garder la main” avec deux gouvernances séparées. Chacune reste maître de son destin mais la route peut être commune. La présidente Françoise Cayre a rappelé que l’objectif de la CCI était de servir au mieux les entreprises. Une “raison d’être” pour cette entité métissée qui est un établissement public mais géré par des chefs d’entreprise.

 

Marie Christine MALSOUTE

Marie Christine MALSOUTE

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