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Un hôpital en bonne santé

Plus de 7% en hospitalisation et de 4% en consultation pour 2018. Ce dynamisme de l’activité couplé à la maîtrise des dépenses a permis à l’hôpital de Brive de retrouver un équilibre structurel. “Un résultat remarquable” mis en avant par son directeur Gérard Delivet lors de la traditionnelle cérémonie des vœux. “Une véritable attractivité pour le territoire“, a salué le maire Frédéric Soulier, président du conseil de surveillance de l’établissement.

Signe en est et s’il fallait retenir un chiffre, c’est celui des 1409 naissances effectuées par la maternité des Trois provinces, regroupant les deux maternités de l’hôpital et de la clinique Saint-Germain, qui fêtera d’ailleurs ce mercredi 23 janvier son premier anniversaire. « C’est incontestablement un grand succès car nous avons atteint un peu plus que les objectifs fixés, avec une attractivité confirmée sur l’ensemble de la Corrèze, le nord du Lot et l’est de la Dordogne », comptabilise le directeur en se félicitant l’implication des professionnels autour de ce projet. Cette réussite s’appuie aussi pour lui sur « le dialogue fructueux avec la Mutualité française limousine » qui a également débouché sur la création du GCS (Groupement de coopération sanitaire) des Trois Provinces dont une des premières réalisations est la mise en place de l’hôpital de jour de rééducation cardiaque, géré par la clinique Saint-Germain mais coordonné médicalement par l’équipe de cardiologie du Centre hospitalier. « La coopération entre acteurs de santé, lorsqu’elle est fondée sur la confiance et une vision partagée, permet d’aller plus loin et de mieux répondre aux attentes de la population. »

Question aussi de survie dans un contexte où les enveloppes budgétaires sont de plus en plus contraintes, côté public comme privé. « Il faut travailler au décloisonnement de l’offre public/privé, ce que nous faisons reste moderne et innovant », assure Frédéric Soulier, préférant au terme d’hôpital « recours » celui de « référent ». En témoigne aussi la croissance annuelle des activités des urgences, un peu plus de 39.000 passages en 2018. Une augmentation qui a d’ailleurs nécessité de la part de l’hôpital un renforcement des moyens du service et la définition d’un plan d’action. « L’ouverture de l’Unité médico-chirurgicale polyvalente en fin d’année, doit contribuer à fluidifier le parcours des patients non programmés et à améliorer la prise en charge médicale des patients de chirurgie. Nous en ferons l’évaluation dans les semaines qui viennent », commente le directeur.

Le centre hospitalier de Brive poursuit donc sa nécessaire mutation/réorganisation et démontre « toute la capacité du service public à la française à s’adapter et à proposer un service de qualité à des coûts maîtrisés. C’est une chance pour la population. » Avec aussi un effet induit : son attractivité lui permet de recruter de jeunes médecins ou d’autres plus expérimentés. « Ils viennent à l’hôpital car ils souhaitent participer à cette dynamique de projets qui d’année en année a fait du centre hospitalier de Brive un établissement de référence sur son territoire ».

Le docteur André Sommabère, président de la commission médicale de l’établissement, a détaillé les nombreux projets qui vont venir consolider l’offre de soins en 2019 : améliorer la prise en charge des AVC (accident vasculaire cérébral) et des AIT (accident ischémique transitoire) avec la création de l’unité neurovasculaire, installer une seconde salle interventionnelle de cardiologie, apporter de nouvelles techniques en cancérologie comme la stéréotaxie en radiologie (les patients doivent aujourd’hui se rendre sur Toulouse ou Bordeaux), améliorer la prise en charge des soins palliatifs avec une équipe, renforcer la prise en charge de la douleur chronique, mobile améliorer le circuit d’accueil des urgences…

« La confiance est au cœur de notre démarche », a réaffirmé le directeur. « Elle ne se décrète pas et se construit par respect, écoute, compétence, bienveillance, solidarité et responsabilité. Car on est un peu plus efficace si on fait confiance aux acteurs de terrain. » La feuille de route est tracée.

 

 

 

 

 

Marie Christine MALSOUTE, Photos : Diarmid COURREGES

Marie Christine MALSOUTE, Photos : Diarmid COURREGES

1 commentaire

  •    Répondre

    Maîtriser les coûts est bien sûr une très bonne chose mais le manque de personnel est tellement pénalisant à la fois pour le personnel lui-même que pour les patients, que c’edt Invivable par exemple aux Urgences où la semaine dernière par exemple mon mari a attendu 7h15 pour être pris en charge, car UN SEUL MÉDECIN pour 52 patients !!!

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