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Un 14 juillet tombé du ciel

Le drapeau de Brive flottant 1500m au dessus de la ville. Belle photo prise par l’un des 3 chuteurs militaires qui ont ouvert hier les festivités du 14 juillet à Brive. Beaucoup plus bas, les Brivistes étaient venus nombreux assister à la prise d’armes puis au défilé ouvert quant à lui par trois avions Rafale en provenance du dispositif sur les Champs-Élysées.

“Célébrer le 14 juillet, c’est retrouver le sens originel de la République, nous rassembler pour affirmer notre attachement aux valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité, nous rappeler que nous sommes les légataires d’une histoire et les garants des valeurs universelles de la France”, a rappelé le maire Frédéric Soulier. C’est aussi “rendre hommage à celles et ceux qui ont pour charge notre sécurité et notre liberté”. Quelque fois jusqu’au sacrifice ultime et le maire n’a pas manqué de citer le médecin militaire Marc Laycuras tué en avril au Mali, dont le père prendra le 22 juillet ses fonctions de sous-préfet à Brive, comme les deux commandos Marine tombés en mai en libérant des otages retenus au Bénin.

La grande nouveauté de cette fête populaire aura été cette année son lancement avec la chute très technique de trois parachutistes du 1er RCP de Pamiers apportant l’ordre du jour aux autorités rassemblées devant le théâtre. Yeux rivés au ciel, officiels et public n’ont rien manqué de leur descente.

Après la prise d’armes et les remises de décorations, l’ensemble des troupes se sont positionnées au pont Cardinal, attendant le top départ du défilé donné par le passage de 3 rafale revenant du défilé parisien. Près de 200 personnes et une trentaine de véhicules ont descendu l’avenue de Paris au rythme de La marche de Saint-Cyr jouée par l’Harmonie municipale Sainte-Cécile et les applaudissements redoublés du public.

En tête, les fiers et vaillants Bisons du 126e régiment briviste et son chef de corps suivis de l’école de gendarmerie de Tulle venue en nombre, les jeunes de la préparation marine, la police nationale, la police municipale, les jeunes sapeurs pompiers et la classe de défense du collège Jean Moulin et pour la première fois la Protection civile de la Corrèze qui fête cette année ses 50 ans et le centre de détention d’Uzerche, la seule administration pénitentiaire de la Région Nouvelle-Aquitaine à défiler dans une ville de province. “En 21 ans de carrière, c’est la première fois que je défile”, se réjouissait le major Emmanuel Gregy. “Ça fait plaisir d’être reconnu et applaudi, on s’est senti porté par le public. Certains gars avaient la larme à l’œil à la fin du défilé.” Émotion palpable aussi pour Eva et Léa de la classe de défense, 13 ans toutes les deux. Elles n’ont pas défilé au pas, mais le stress était bien présent: “C’est un gros événement pour nous. C’est impressionnant tout ce monde qui nous regarde.”

À l’applaudimètre, pas facile de distinguer un vainqueur. Mention spéciale toutefois aux sapeurs pompiers qui auront été sur la brèche tout au long du week-end. Et si leur nombre de véhicules a finalement été moins importante que prévue dans ce défilé, c’est qu’ils avaient combattu quelques heures plus tôt le violent incendie qui a ravagé un immeuble rue Majour.

 

 

 

 

 

 

Marie Christine MALSOUTE

Marie Christine MALSOUTE

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