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Trois étudiantes brivistes se mobilisent pour le don de moelle osseuse

Myriam, Estelle et Émilie, trois jeunes étudiantes en 1er année IUT GEA à Brive, ont mené un projet tuteuré pour sensibiliser au don de moelle osseuse. En trois vidéos, elles démontent les idées reçues sur ce don et montrent son importance.

“Nous mêmes, avant, on ne connaissait pas vraiment ce don, on avait des notions fausses”, reconnait Myriam. “Ce projet tutoré a été très enrichissant. Nous avons pu mettre en pratique notre enseignement, mais nous avons aussi appris beaucoup des choses. Nous savons aujourd’hui exactement ce qu’est ce don, à quoi il sert et son importance pour les malades. D’ailleurs, nous nous sommes inscrites toutes les trois sur la liste des donneurs. Pour nous, c’est vraiment une cause humaine.”

C’est cet élan solidaire qui a poussé le trio à choisir le projet tuteuré proposé depuis quatre ans à l’IUT GEA par le Rotary club de Brive. “Les trois premières années, cela s’est traduit par l’organisation d’une conférence avec des spécialistes”, explique le président Daniel Lacheze. “Mais celle de l’an dernier a dû été annulée au dernier moment à cause du confinement.” Pour éviter un tel écueil, les trois étudiantes ont opté cette année pour des capsules vidéos dans lesquelles elles redressent quelques idées reçues sur ce don. Des vidéos diffusées sur le Facebook du Rotary Brive et YouTube.

Ne pas confondre moelle osseuse et moelle épinière

“Il ne faut pas confondre la moelle osseuse qui se trouve dans les os plats et courts comme le bassin ou le sternum, et la moelle épinière qui se trouve dans la colonne vertébrale. Cette confusion peut effrayer les potentiels donneurs par peur de paralysie alors qu’il n’y a aucun risque“, explique Myriam. Et oui, moelle osseuse et moelle épinière, ce n’est pas la même chose. Il est ainsi possible de faire un don de la première qui se régénère naturellement, mais pas de la seconde. “Dans la majorité des cas, le prélèvement s’effectue dans le sang, ou dans les os postérieurs du bassin lors d’une intervention chirurgicale sous anesthésie générale. Il n’y a aucun impact sur la colonne vertébrale et donc aucun risque, comme on l’entend souvent, de se retrouver paralysé.”

Les trois étudiantes ont aussi découvert toute l’importance de ce don. “La moelle osseuse a un rôle indispensable au bon fonctionnement de notre organisme. Elle produit les cellules souches qui vont donner trois cellules sanguines: les globules rouges qui transportent l’oxygène dans le sang, les globules blancs qui défendent l’organisme des virus et des bactéries et les plaquettes qui contribuent à la cicatrisation et empêchent le saignement”, expliquent-elles dans leurs vidéos. “Les dons sont destinés aux personnes atteintes de maladies graves du sang, par exemple la leucémie, le lymphome ou l’aplasie médullaire.

Difficile de trouver un donneur compatible

« En France, plus de 2.000 personnes ont besoin d’un don chaque année, mais il y a une chance sur un million de trouver une compatibilité en dehors du contexte familial. Elle est d’une sur quatre avec un parent.” Malheureusement et même si le nombre de donneurs augmente d’année en année, il n’est que de 310.000… “Cette chance sur un million n’est même pas possible.”

D’où l’importance de venir grossir le vivier de donneurs. “La démarche est simple, très rapide, sans danger et peut sauver des vies. Il faut d’abord se rendre sur le site officiel du don de moelle osseuse et répondre au questionnaire de préinscription. Il faut avoir entre 18 et 35 ans, être en bonne santé et accepter d’effectuer un prélèvement salivaire ou sanguin.” Les étudiantes vous expliquent toute la démarche dans une troisième vidéo. Le don est anonyme, gratuit et entièrement pris en charge.

Plus d’infos sur dondemoelleosseuse.fr.

 

Marie Christine MALSOUTE, Photos : Diarmid COURREGES

Marie Christine MALSOUTE, Photos : Diarmid COURREGES

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