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Tout le conservatoire sur scène au Théâtre

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Un lieu d’exception pour un week-end d’exception. Pendent trois jours, le théâtre n’a été qu’à eux. Musiciens, danseurs et comédiens du conservatoire de Brive se sont succédés sur scène devant des salles combles pour leur spectacle de fin d’année. Une grande première.

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Avant que le rideau ne se lève hier soir, le directeur du conservatoire a répété encore une fois sa grande satisfaction: “Tous les élèves, enfants et adultes, sont pour la première fois dans des conditions du spectacle vivant“, a expliqué Eric Sobczyk. “C’est la récompense des efforts qu’ils ont fourni, comme leurs familles, tout au long de l’année.”

d6Ce sont les danseurs et danseuses qui ont ouvert le bal vendredi soir. Ils ont offert au public une quinzaine de tableaux survolant les trois registres enseignés, classique, jazz et contemporain. Des tableaux chorégraphies par les professeurs qui ont déroulé des atmosphères changeantes, des danses enfiévrées par le rythme des percussions mandingues, l’intimisme plus feutré d’une Gnossienne de Satie, le mirage d’un Mystic’s dream… Une succession d’univers jusqu’à l’ultime Concerto, bouquet final qui a déclenché un tonnerre d’applaudissements.

trompettistePlace le deuxième soir, samedi, aux musicien(ne)s avec en guest star le trompettiste Guy Touvron. Sur scène, un véritable orchestre symphonique de 80 musiciens, décliné au fil du programme en ensemble vent, clarinette ou corde. “Un concerto c’est la plupart du temps en trois mouvements”, explique d’emblée le soliste au public prompt à applaudir à chaque pause.

concert2Le programme a déroulé Danses hongroises, Air scandinave et incursion dans l’Antique avant d’attaquer un Bugler’s Holiday qui enflammera la salle et finir sur un Concerto d’Haydn. La salle ne cesse d’en redemander. Elle aura droit à un Ave Maria du soliste, une reprise du deuxième concerto et le claironnant morceau de Leroy Anderson. “Vous faites le bonheur de la musique”, conclut le directeur du conservatoire.

t4Dernier lever de rideau, dimanche, pour les classes de théâtre avec un Macbeth revu par leur professeur Julien Balageas. Un pari un peu osé dans une mise en scène contemporaine. La tragédie de Shakespeare s’ouvre par un orage, comme en écho aux déclenchements des éléments extérieurs. Un décor minimaliste qui se joue des époques et des anachronismes. Comme ces trois sorcières qui prophétisent en short et t-shirt, se lancent dans un parodie de Thriller ou consultent leur mobile. Quelques bulles d’humour. Le public, en suspens, entre dans cet univers sombre pour suivre le délire sanguinaire de ce Macbeth double et exploser sur la chorégraphie finale. Belle performance pour la vingtaine de comédiens. Leur professeur lui est aux anges et en profite pour passer le message: “Il y a une crise du langage, des images. Il faut se réapproprier les mots”. Une première édition qui a convaincu.

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Marie Christine MALSOUTE

Marie Christine MALSOUTE

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