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Sur l’emplacement du musée aéronautique

Les membres de l'Airac sur l'emplacement du futur musée corrézien de l'aéronautique qui sera implanté à côté du nouvel aéroport

Hier, c’était un grand jour pour l’aviation corrézienne: le nouvel aéroport Brive vallée de la Dordogne a enfin ouvert. Un événement que n’ont bien évidemment pas manqué les passionnés de l’AIRAC. L’association s’est donnée pour mission de préserver le mémoire aéronautique de la Corrèze. Avec, en ligne de mire, un projet de musée dont la première pierre devrait être posée en 2011, juste à côté de l’aéroport.

Le général François Patier, expliquant l'orientation du futur musée de l'AiracMardi 15 juin. 10h10. Il y a affluence sur le nouvel aéroport. Officiels, journalistes et curieux attendent l’arrivée du premier vol commercial qui se posera dans quelques minutes. Une poignée de membres de l’Airac est aussi de l’événement. Le sigle en dit long sur la mission: Association interactive pour la recherche et la mise en valeur des richesses aéronautiques et spatiales de la Corrèze et des environs. Bref, ces anciens pilotes ou instructeurs sont venus flairer le tarmac et vivre ce jour à marquer d’une pierre blanche.

Pensez-donc! Un nouvel aéroport pour Brive et sa région! Celui qui fermera ses portes le 30 juin prochain avait ouvert à Laroche en 1938. Nul doute que ce nouveau chapitre trouvera bonne place dans le futur musée corrézien de l’aéronautique. Il faut dire que nombre de Corréziens ont participé à quelques belles pages de l’aventure aérienne. Encore hier, dans l’AT42 du vol inaugural, le copilote Emmanuel Floriot était un Brivo-Terrassonnais. Tout un symbole!

Les membres de l'Airac, tous pilotes, anciens pilotes ou instructeursMais au-delà de cet événement, les membres de l’Airac voient aussi leur projet de musée prendre forme. Un projet soutenu par la Ville de Brive.

Le terrain de 3.500m2 est réservé. Il est situé à l’entrée de l’aéroport sur la droite. De là, dans quelques années, le passé contemplera le présent, l’aérogare et sa tour. Pour l’heure, l’Airac négocie encore le financement des locaux qui devrait avoisiner le 1 million d’euros. « Il y aura des partenaires publics mais aussi privés », précise Richard Michaud, futur président de l’Airac. « Une entreprise d’installation photovoltaïque devrait prendre en charge la toiture et récupérer l’énergie produite, ce qui diminuera d’autant le coût. Le terrain sera mis à disposition gracieusement… »

Le projet prend donc tournure et l’association s’y consacre avec ardeur. Elle vient d’ailleurs de signer une convention avec le lycée hôtelier de Souillac, dont des élèves et professeurs ont concocté en un temps pas si lointain la nourriture des équipages de la station Mir. Le proviseur de l’établissement était ainsi présent en ce jour béni des cieux avec les membres de l’Airac. « Dans notre musée de l’air mais aussi de l’espace, nous exposerons des conserves réalisées par le lycée hôtelier et en contrepartie nous ouvrirons nos ateliers aux élèves du lycée », explique Richard Michaud.

Au mieux, la première pierre devrait être posée en 2011, c’est en tout cas ce qu’espère l’Airac. « Ce serait symbolique », poursuit le passionné. « Car ce sera l’année du centenaire de l’aviation en Corrèze. Il y aura cent ans aussi le Tulliste Lucien Bossoutrot effectuait son premier vol, en solo et sans avoir pris de leçon. Ça démontre la trempe de l’homme! » Cette mémoire encyclopédique ne peut s’empêcher de détailler l’histoire: « A l’époque, il était employé de banque à Paris et il n’avait qu’une chose en tête: voler. Le soir, il allait même balayer les ateliers Farman où étaient construits des aéroplanes. » L’intrépide banquier, ensuite pilote pendant la guerre 1914-18, entrera dans la légende en 1919 en effectuant le premier vol commercial de l’histoire mondiale de l’aviation!

Avions de ligne et de loisirs

La Corrèze fourmille ainsi de noms de ceux qui ont fait son histoire aéronautique, ce qui ne facilite pas le choix de l’Airac pour baptiser le futur musée. Peut-être Bossoutrot? Mais pourquoi pas aussi Pouillade, ce général d’origine corrézienne qui fut le premier commandant de l’escadrille Normandie-Niemen? Chaque salle de ce futur musée trouvera certainement preneur. Le choix ne sera pas facile mais l’Airac a encore le temps de trancher. « Ce sera aussi un centre de recherches et d’études qui accueillera historiens, chercheurs et étudiants. Ils pourront consulter notre fonds documentaire et une bibliothèque multimedia », précise Richard Michaud.

A noter que l’association est toujours à l’affût de nouveaux documents ou témoignages. Pour plus d’infos: Contactsmemorial-airac@orange.fr ou Christian Ferret au 06.60.87.94.72.

A noter aussi la sortie prochaine d’une nouvelle publication de l’Airac, Corrèze légend’air 2010 qui devrait paraître pour la foire du livre. D’autres publications sont en cours, l’une consacrée à Lucien Bossoutrot par Richard Michaud, l’autre à Elie Buge par Stépahnie Caldemaison et Gérard Laumond, ainsi que la suite de Naissance de l’aviation en Corrèze qui portera cette fois sur la période 1950 à 2010.

Marie Christine MALSOUTE

Marie Christine MALSOUTE

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