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SiO2 s’installe rue de la République

Solenn Jos et Aurore Baleton

Elles sont deux, l’une pratique le raku, l’autre la porcelaine, et ont allié leur talent pour ouvrir un atelier boutique au 13 rue de la République qu’elles ont baptisé SiO2, évidemment. Et comme l’union fait la force, elles vendent également les créations d’autres artistes dans des veines aussi sensibles.

 

si o2 exterieurSiO2, c’est la formule chimique du dioxyde de silicium, matériau indispensable à tout céramiste. Elles ont choisi ce nom, point commun à leurs techniques respectives. Chacune auparavant travaillait dans son propre atelier, à Vayrac pour Solenn Jos, à Allassac pour Aurore Baleton. C’est au hasard d’un marché qu’elles se sont rencontrées voilà 2 ans, pour ne plus se perdre de vue, se retrouvant au gré d’événements saisonniers.

“On a partagé une boutique estivale à Collonges et l’idée a germé”, expliquent-elles. Surtout, Solenn a expérimenté deux années de suite la formule de boutiques éphémères mis en place en décembre par l’Association du quartier République qui anime ainsi pendant cette période de fêtes les magasins inoccupés du quartier. C’est aussi grâce à cette initiative que l’idée aura pu se concrétiser.

vernissage 4Le président Christophe Gerbou ne peut que s’en féliciter. “Avec SiO2, c’est la cinquième boutique qui rouvre. Il y a d’abord eu Oréli rue Maillard, elle aussi est passée par les boutiques éphémères (lire notre article en cliquant ici, NDLR), puis Le Chantilly, l’épicerie portugaise et la brocante juste à côté de SiO2.”  “L’éphémère est devenu durable”, constate avec bonheur Franck Peyret, conseilleur municipal chargé du commerce et de l’attractivité du centre-ville. “Ces boutiques éphémères, c’était une vraie bonne idée qui aide le quartier a reprendre vie.”

portraitsLes deux jeunes femmes ont donc ouvert rue de la République il y a 3 semaines. “Chacune n’aurait pu se permettre cette boutique en centre historique. A deux, on divise tout, les frais, les efforts, et c’est plus motivant, même dans la création”, explique Solenn. “On cherchait un endroit où travailler tout en étant au plus près des gens”, ajoute Aurore qui déplorait la solitude de son atelier. “Notre idée aussi était de ramener les métiers en ville. Aujourd’hui, on les voit surtout dans les campagnes et sur les sites touristiques.” Leur démarche se veut également “porteuse de valeurs, de partage”. “D’ailleurs, rien que de nous voir travailler, les gens rentrent et veulent échanger. Regarder travailler l’objet lui donne aussi du sens.”

atelierElles ont leur atelier commun à l’arrière de la boutique. Elles y travaillent au tour ou à la main cultures, vaisselles, bijoux… Seul le four de Solenn a pu y trouver place, celui d’Aurore trop volumineux est resté à Allassac où elle continue à cuire. Les deux potières céramistes entendent bien “faire vivre le lieu”. Elles y proposent également des cours de poterie pour petits et grands, et y exposent les pièces d’autres créateurs régionaux, “en l’occurence rien que des filles”.

range pyjama“Elles ont une démarche similaire à la nôtre, mais en travaillant d’autres matières”, explique Aurore. Avec sa marque Marché de Kankan, la savonnière Anne Kandel au nom prédestiné, crée de jolies bougies. Angélique éclaire ses luminaires avec de vieilles diapos, conçoit des sacs avec des gourdes de jus de fruits… Gaëligue expose ses illustrations et coussins, Amanda Beauvoir ses bijoux en cuir, Kevan Dreveau ses mobiles pour enfants et ses sacs doudou range-pyjama…

“Nous voulons amener des matières nobles dans les chambres d’enfants, casser l’impersonnel du façonné industriel, réveiller le sens du toucher… Nous voulons être davantage qu’une boutique de poterie et amener du lien.” Il suffit de pousser la porte pour s’en apercevoir.

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Marie Christine MALSOUTE

Marie Christine MALSOUTE

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