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Quelle pelouse pour le Stadium ?

La pelouse du Stadium, vieille de 50 ans, était arrivée en bout de course. Elle sera refaite à l’intersaison et “ce ne sera pas du luxe”, de l’avis même de Frédéric Soulier, maire de Brive. Reste encore à déterminer sa nature. Hybride, synthétique ou naturelle? C’est cette dernière option que semblerait privilégier la Ville. “Le naturel a toute sa place dans le haut niveau”, a même assuré Jean Santos, adjoint en charge des sports. Un appel d’offres a été lancé.

Chaque année, la Ligue nationale de rugby (LNR) élit les plus belles pelouses de stade. Dans ce classement, le CABCL, souvent bon dernier ces dernières années, prend l’eau. Ça a été particulièrement le cas en début d’année dernière où le taux de pluviométrie avait été record. Un match avait même dû être délocalisé à Tulle.

Ce n’est pas le végétal qui est en cause: “Les équipes municipales des espaces verts sont très performantes et ont fait un travail remarquable”, a expliqué le maire, “mais ça devenait un pansement sur une jambe de bois.”

Les dégradations sont en fait liées au système de drainage vieillissant. “On ne pouvait pas continuer comme ça, avec cette épée de Damoclès sur la tête.” D’autant que cela peut se traduire par de grosses sanctions financières pour le club.

Bref, tout le monde s’accorde à dire qu’une réfection de la pelouse est nécessaire. Reste encore à déterminer sa nature. Synthétique, hybride ou naturelle? La Ville, qui a lancé un appel d’offres, pencherait pour cette dernière option mais ne ferme aucune porte. “Les surfaces hybrides sont composées de 97 à 99% de gazon naturel. Le reste étant des fibres synthétiques qui apportent une meilleure résistance à l’arrachement”, a précisé Jean Santos, adjoint en charge des sports.

Le plan de financement prévisionnel des travaux s’élèverait à 1 million d’euros HT, pris en charge à 60% par la Ville (600.000 euros), 20% par la Région Nouvelle Aquitaine et 20% également par le Département de la Corrèze. Outre la pelouse, ce coût comprend le drainage, l’arrosage mais aussi la mise aux normes des à-côtés du terrain, étendu dans sa largeur de 66 à 68m.

C’est à l’intersaison que les travaux se dérouleront. “On n’interviendra pas avant la fin de la première semaine de juin pour tenir compte d’une éventuelle finale retour de pro D2 prévue le 2 juin. Trois mois d’intervention seront nécessaires et nécessiteront probablement des délocalisations de matchs. “Charge pour le club d’intervenir auprès de la Ligue nationale de rugby pour le calendrier de la saison 2019-2020”, a terminé Frédéric Soulier.

Jennifer BRESSAN, Photos : Diarmid COURREGES

Jennifer BRESSAN, Photos : Diarmid COURREGES

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