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Quand la musique met les jeunes sur la voie de l’entreprise

A l’occasion de la Semaine de l’entreprise imaginée par l’Ensemble scolaire Edmond Michelet pour ses élèves de seconde, Stéphane Canarias, directeur de Festival Production, est venu dérouler la chaîne du disque mardi matin dans l’établissement. En bonus pour les jeunes, un échange en live avec Arcadian, à l’affiche de Brive festival le 21 juillet.

Vous allez grandir durant cette semaine étonnante qu’il vous est donné de vivre”, a posé hier en préambule François David, chef d’établissement de l’Ensemble scolaire Edmond Michelet, face à un parterre de quelque 240 élèves de seconde, “des créateurs” en puissance. Faire découvrir autrement le monde de l’entreprise aux lycéens, en rendant les choses concrètes et “en mettant du sens dans les enseignements” était l’enjeu, rappelle Fanny Urtizberea, responsable du niveau lycée.

Pour ce faire, différents rendez-vous ont été prévus d’ici jeudi: conférence de Thierry Blandinières, un ancien élève devenu directeur général de In Vivo, premier groupe coopératif agricole français, mais encore études de cas basées sur des entreprises réelles du territoire que les élèves vont aller visiter… Pour la partie tertiaire, l’établissement s’est aussi tourné vers Festival Production, une jeune entreprise de spectacle dirigée par Stéphane Canarias.

L’intervention du directeur, venu avec Marion Laborie, chargée de production et Clémentine Frechinos, de la communication, a permis aux jeunes de mettre des images concrètes et parlantes sur des notions économiques qui peuvent s’avérer floues et abstraites.

“Derrière la musique que vous écoutez, il y a toute une industrie du disque”, a commencé Stéphane Canarias, en présentant le cycle économique de la musique. “Notre rôle est de dénicher les talents comme Big Flo et Oli, de les faire signer avec notre maison de disques, de les produire puis de développer nos recettes en produisant des contenus musicaux.” Une étape d’autant plus importante dans un monde où le CD n’a plus le côte. “Qui a acheté un CD récemment ?” Pas de réaction dans la salle. “Qui a téléchargé de la musique ce week-end ?” Tous les doigts ou presque se lèvent. “Le live est la cellule qui se développe le plus, ajoute-t-il. C’est un secteur d’activités qui génère des recettes et c’est pour cela que des sociétés y investissent”, a expliqué le directeur, avant de présenter l’évolution de Brive Festival que porte à présent Festival Production.

Né d’une volonté d’animation portée par la Ville, Brive Plage est apparu en 2004. Il est devenu Brive Festival en 2013 et a connu une fréquentation record en 2016 avec 7.000 spectateurs par soir, le double de 2015. Une explosion qui trouve ses racines dans l’allongement de la durée du festival, l’augmentation de la jauge et la communication. “Sur notre budget de 2,5 millions d’euros, on investit 1 million d’euros sur notre plan de communication, qui comprend la signature avec des partenaires nationaux.”

Avec des mots simples, des exemples concrets et ludiques puisque puisés dans l’univers de la musique familier des jeunes, des chiffres marquants… Pas de doute que les élèves auront eu une image plus précise et, si ce n’était pas le cas, positive de l’entreprise. D’autant que, cerise sur le gâteau, l’équipe de Festival Production leur avait réservé une petite surprise: un échange en live, par écrans interposés, avec le groupe Arcadian, à l’affiche de Brive Festival la soirée du 21 juillet. Le groupe aux 4 millions de vues sur You tube a même fait aux élèves le cadeau d’une dédicace spéciale sur les réseaux sociaux et d’un refrain chanté a cappella.

 

Jennifer BRESSAN, Photos : Diarmid COURREGES

Jennifer BRESSAN, Photos : Diarmid COURREGES

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