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Prévenir et solutionner les abus de faiblesse

Dans le cadre du label Bien Vieillir Vivre Ensemble, obtenu par la Ville de Brive en juin 2011, un forum était organisé cette après-midi salle du pont de Buy sur le thème des abus de faiblesse.

Sabine Delord« L’abus de faiblesse peut résulter d’un âge avancé, d’un mauvais état de santé, d’une mauvaise compréhension de la langue mais aussi d’une vulnérabilité momentanée liée à des circonstances défavorables, et ce quel que soit l’âge ». Les propos introductifs de Sabine Delord, conseillère municipale qui représentait le maire Frédéric Soulier, ont permis de poser les bases des échanges entre les 3 intervenants et la cinquantaine de personnes venues s’informer sur les abus de faiblesse et les moyens d’agir pour ceux qui estiment en être victimes.

L’élue a tout de même ajouté que « l’objectif de cette rencontre n’est pas de propager des inquiétudes mais de permettre à chacun d’activer les bons réflexes et de prévenir les situations qui pourraient être difficiles ».

Sandy LacroixMission accomplie grâce aux interventions claires de l’avocate Sandy Lacroix, qui a usé d’exemples concrets d’abus, à chaque fois accompagnés de solutions pour s’en sortir. Quelques extraits de son intervention :

  • « Citons le cas d’envois de colis non sollicités, des livres par exemple. Vous les recevez chez vous alors que vous n’avez rien commandé. Il s’agit d’un cas d’envoi sans commande préalable, et vous n’avez en aucun cas à renvoyer le colis. C’est à l’entreprise de venir le chercher. En général, elle ne le fait pas ».
  • « Si vous avez reçu un courrier vous incitant à aller chercher un cadeau dans un magasin, il est possible qu’une fois sur place, vous ayez l’impression que vous ne pouvez pas partir sans avoir acheté quelque chose. Il est possible qu’on soit là dans le cas d’une politique commerciale agressive. Si vous souscrivez un achat dans ces conditions, des recours sont possibles pour le faire annuler. Avant d’en arriver là, il vaut mieux se demander si on a réellement besoin de faire cet achat là, et de refuser si ce n’est pas le cas ».
  • « Si vous avez donné un accord verbal lors d’un démarchage téléphonique, cet accord doit obligatoirement être suivi de l’envoi d’un contrat, qui doit être signé et renvoyé. Si vous pensez avoir été victime d’un démarchage agressif ou malhonnête, vous pouvez faire jouer le droit de rétractation dans un délai qui ne débute qu’à partir de la signature du contrat. »

Lors d’un échange avec le public, Sandy Lacroix a également conseillé, en cas d’appels répétés du même démarcheur, de ne pas entrer dans la discussion avec lui, et de raccrocher immédiatement.

Les deux autres intervenants issus des rangs de la police nationale, Alain Lacombe, responsable de la cellule formation des policiers de la Corrèze, et Didier Lage, spécialiste de l’informatique qui a notamment mis ses compétences au service d’Interpol, ont évoqué entre autres les escroqueries sur internet, mais aussi les démarchages téléphoniques. Parmi les solutions préconisées pour ne pas être harcelé par un même démarcheur, se servir de Pacitel, qui a pour objectif de mettre les consommateurs à l’abri des appels provenant des entreprises auxquelles ils n’ont pas donné leur consentement.

Si vous pensez être victime d’abus de faiblesse, vous pouvez obtenir des renseignements auprès des partenaires du forum de ce jour, à savoir le Conseil départemental de l’accès au droit au 05.55.20.30.06 et la Maison de justice et du droit au 05.55.74.98.32.

Olivier SOULIÉ

Olivier SOULIÉ

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