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Portes ouvertes à la grotte Bouyssonie

intro fouilles

Ce samedi, 23 juillet, la grotte, qui fait l’objet de fouilles archéologiques depuis plusieurs années, s’ouvre au public. Un rendez-vous à ne pas manquer pour les passionnés, les amateurs de préhistoire, comme pour les simples curieux. La campagne de fouilles 2016 se termine à la fin du mois. Elle aura permis de travailler sur des périodes jamais explorées jusque là.

 

fouilles 1C’est Damien Pesesse qui accueillera ce samedi les visiteurs. Maître de conférences à l’université de Rennes et responsable des fouilles à la grotte Bouyssonie, il fera, à différents horaires de la journée, des visites commentées du site, d’environ une heure, alors même que ses équipes seront en train de fouiller. Les rendez-vous sont fixés à 10h, à 14h, à 15h30 et à 17h. L’entrée est libre et sans réservation. Malheureusement, le site n’est pas accessible aux personnes à mobilité réduite.

Toutes les campagnes de fouilles sont importantes. Celle de cette année cependant travaille sur des niveaux pas atteints jusqu’alors même s’ils avaient été “sondés” il y a quelques années par l’Institut national pour la recherche archéologique (INRA).

fouilles 3Le travail se fait sur deux niveaux. L’un date de 20 000 ans. L’autre de 30 000 ans. Une époque où il y avait davantage de rennes dans le bassin de Brive que de vaches aujourd’hui. Des restes de l’animal ont d’ailleurs été trouvés, de minuscules morceaux qui ont été carbonisés, ce qui interroge les archéologues. Nous étions à l’époque en pleine période de glaciation.

fouilles 4La terre, et donc Brive, connaissaient un refroidissement très important du climat avec des hivers très rigoureux et des étés très secs, comme en Sibérie de nos jours. Le renne a, à ce titre, selon les préhistoriens, été un facteur déterminant, à cette époque, dans la survie de l’espèce humaine.

Pour le reste, et pour l’essentiel, les fouilleurs sortent des différentes couches de terrain, des silex ou plutôt des éclats de silex. Des morceaux résultants de la taille d’outils divers et variés, donc quelques uns sortent également de terre. Des ustensiles que les magdaléniens, qui ont occupé le site de la grotte Bouyssonie à une quinzaine de reprises entre moins 30 000 et moins 15 000 ans avant Jésus-Christ, utilisaient au quotidien pour chasser, dépecer, couper, racler les peaux… 

C’est cette vie et les traces que l’on en trouve dans tous ces résultats de fouilles que les archéologues de la grotte de Bouyssonie vous proposent de découvrir demain, tout au long de la journée. L’occasion de partir à la rencontre des premiers “coujoux”!

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Patrick MENEYROL

Patrick MENEYROL

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