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Plantu: "se frotter à toutes les formes d'intolérance"

Le dessin est un excellent moyen pour animer les débats et les opinions. Ce n’est pas Plantu qui dira le contraire, lui qui a encore récemment soulevé la polémique avec un dessin de “une” du Monde. “C’est que le dessin était bon.” L’intéressé persiste et signe.

Le mois dernier, “Le regard de Plantu” sur l’ouverture des magasins le dimanche a fait l’effet d’une bombe. Le dessin mettait en scène un syndicaliste de la CGT et un islamiste, jugés tout aussi rétrogrades, entre “islamorama” d’un côté et “Castorama” de l’autre. L’association a déchaîné les réactions, faisant monter le buzz. “Je revendique”, assume Plantu, d’un air toujours un peu étonné du cours que prennent les choses, tel un visiteur de toutes situations. L’air de ne pas y toucher, mais en faisant mouche. Un gentil affreux jojo.

“Je me dis que j’ai rempli mon contrat. Exagérer le trait fait partie de mon travail. Je sais bien que ça énerve, mais le dessin permet ainsi de dire des choses, de lancer le débat. Je n’ai pas envie de m’installer dans un boulevard. Si je comprends bien, j’ai le droit de caricaturer Sarkozy, tout le monde trouve ça normal, sauf lui, il l’a fait savoir et il en a bien le droit. Sarkozy, mais rien d’autre et pas les Hayatollah de gauche?” Pas question pour le dessinateur qui revendique sa liberté d’aller sur le terrain qu’il souhaite.

“J’ai envie de penser librement. Le rôle du dessinateur est de se frotter à toutes les formes d’intolérance. Quelle chance de pouvoir faire des dessins qui énervent tout le monde. J’arrive à me faire détester un peu partout. Mais j’aime la passion du débat. Il ne faut pas être dupe que notre démocratie est un peu fragile. Ha et je revendique aussi le dérapage. On a tous aussi le droit au dérapage, même Hortefeux.” Franc-tireur l’ami Plantu. “Nous dessinateurs, on fait en permanence du dérapage un peu maîtrisé.”

 

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Marie Christine MALSOUTE

Marie Christine MALSOUTE

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