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Pelouse du Stadium : la mairie engage une procédure judiciaire contre le prestataire

La Ville de Brive, propriétaire du Stadium, entame une procédure judiciaire contre le prestataire Art Dan qui s’est occupé des travaux de rénovation de la pelouse. Le cocktail chaleur et humidité de cet été a favorisé l’apparition de champignons mais le traitement effectué par la société Art Dan s’est révélé catastrophique pour la pelouse.

« Négligences, défaillances, manquements et malfaçons. La Ville ne paiera pas un euro, c’est notre souhait », a souligné Frédéric Soulier

Frédéric Soulier, maire de Brive, n’a pas mâché ses mots à l’égard du prestataire Art Dan. « Un certain nombre de négligences, défaillances, manquements et malfaçons sont à déplorer. Dès le 17 juillet, les premiers signes de maladie sont apparus. Or la société Art Dan est intervenue seulement huit jours après. Elle aurait pu et du le faire plus tôt. Ensuite, le traitement utilisé par Art Dan n’a fait qu’aggraver le problème car il était inapproprié. D’autres manquements ont été observés. Notamment, l’intervention tardive a engendré le développement d’autres maladies. C’est pourquoi la Ville ouvre un contentieux pour négligences, défaillances, manquements et malfaçons à l’encontre de Art Dan dans le cadre de son contrat de maintenance. La qualité du rendu n’est pas satisfaisante et n’est pas acceptable. Le terrain est plus dégradé que lorsqu’il lui a été confié. C’est aussi une question d’image. Aujourd’hui, nous jouons dans le haut niveau et cela porte atteinte à l’image de la ville et du club. »

Pour rappel, le coût de la prestation pour les travaux qui se sont déroulés cet été se monte à 35000 euros. « On ne paiera pas un euro pour la prestation rendue. On souhaite même se faire indemniser. Mais c’est désormais en contentieux », a précisé le maire.

Labosport, entreprise spécialisée dans les tests et la certification de terrains de sport, mandatée par la Ligue nationale de rugby (LNR) a donné son feu vert pour que le premier match de championnat face à Perpignan se déroule samedi. Le match aurait très bien pu se jouer ailleurs (Limoges ou Aurillac murmure-t-on).

Pour autant, tout (re)commence pour la pelouse du terrain d’honneur Amédée-Domenech. Il faudra encore deux bons mois de travail, repris en mains par les services de la Ville, pour que la pelouse retrouve de sa couleur. Une couleur pour l’instant factice puisque sur la suggestion de la LNR la pelouse a été repeinte… avec une peinture bio à base d’algue.

Le CAB de retour à Gaëtan-Devaux

Pour le CAB, bien évidemment le préjudice sportif est d’ores et déjà immense. Xavier Ric, directeur général délégué du club blanc et noir. « Notre équipe professionnelle n’a pas pu s’entraîner véritablement sur le terrain. Pour les repères ce n’est pas l’idéal. C’est frustrant pour le staff et les joueurs… Et cela va perdurer puisque comme le disait Frédéric Soulier des travaux sont à prévoir. Ensuite, il peut y avoir des risques pour les joueurs du fait du manque de souplesse du terrain. »

Pour palier à ce très gros inconvénient le CAB devrait aller s’entraîner de temps en temps à Gaëtan-Devaux pour fouler une pelouse naturelle. Pour l’anecdote, le club blanc et noir y avait joué ses matches officiels de 1957 à 1960.

Julien Allain, Photos : Diarmid COURREGES

Julien Allain, Photos : Diarmid COURREGES

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