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Patrick Pelloux et Dominique Rivière : vivre et c’est tout !

Un urgentiste qui a connu l’horreur des attentats de Charlie Hebdo, un gériatre qui récolte la parole de ceux qui n’ont plus que les mots. Une leçon de vie, de courage et d’espoir lorsque la culture s’impose comme une arme de vie.

L’un soigne les anciens. L’autre vole au secours de tous les vivants. Tous deux étaient réunis sur un des plateaux de la Foire du livre pour parler de leurs expériences mais aussi de leurs combats. Combattre pour supporter d’exister quand on a connu l’horreur, combattre pour supporter d’oublier quand on a plus de mémoire mais qu’il reste tant de choses à dire.

Patrick Pelloux a échappé à l’attentat de Charlie Hebdo et a vu périr celles et ceux qu’il aimait. Écrire était urgent. Écrire pour survivre, écrire pour dire qu’il faut vivre. Dominique Rivière lui, s’est penché sur la vieillesse, tout près de la mort et nous apprend à ne pas la craindre. Beaucoup d’émotion, beaucoup de violence mais aussi beaucoup de révolte et d’indignation durant ce débat ont conduit le public à applaudir et à exprimer son soutien à des paroles militantes, à des déclaration de vie et presque de guerre.

Pour Patrick Pelloux, c’est la culture qu’il faut brandir comme une arme: “c’est par elle, et par elle seule que nous pourrons combattre les totalitarisme et la violence radicale. Je ne suis plus le même homme qu’avant, confiait-il et mes engagements sont différents. On n’oublie pas et il y a des choses qui ne s’effacent pas. » Pour Dominique Rivière, s’inspirant de Michelet qui lui-même citait Malraux : « le seul chemin de la liberté, c’est la culture. »

Patrick Pelloux, l’Instinct de vie, le Cherche Midi.

Dominique Rivière, Sur l’autre rive de la vieillesse, Erès.

 

Frédérique Brengues, Photos : Diarmid COURREGES

Frédérique Brengues, Photos : Diarmid COURREGES

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