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Nuits de Nacre: la belle soirée Azzola !

Carte blanche Marcel Azzola 3

Nos voisins tullistes vivent ces jours-ci au rythme des Nuits de Nacre. Et nombre de Brivistes ne rechignent pas à faire quelques kilomètres pour rallier la préfecture au regard de la qualité de de la programmation de cette manifestation festive et culturelle. Hier soir, outre de nombreux concerts dans les rues et cafés, il en fut un, exceptionnel, sous le chapiteau Albert Hamann: une carte blanche à Marcel Azzola.

Carte blanche Marcel Azzola 1“Chauffe Marcel!” Il ne pouvait en être autrement. Dès son arrivée sur scène, les spectateurs ont lancé au célèbre accordéoniste cette apostrophe gravée dans le vinyle en 1968 par Jacques Brel sur le titre Vesoul. L’une des nombreuses et prestigieuses collaborations de Marcel Azzola. Celle qui l’a rendu populaire.

Mais Azzola, ça n’est pas que ça. C’est un maître, respecté par la nouvelle génération d’accordéonistes pour son talent bien entendu, mais aussi ses qualités humaines.

Carte blanche Marcel Azzola 2Ce grand monsieur de 84 ans séduit par son large sourire, son dynamisme et cette évidente envie de valoriser ses amis venus hier soir sur scène à ses côtés le temps d’une carte blanche de très haute voltige.

Les spectateurs se sont régalés des prestations d’invités de prestige: les accordéonistes Ludovic Beier, globe-trotter dont les notes peuvent se faire jazz, pop, ethno ou manouche, Marcel Loeffler, compagnon  de route non-voyant du guitariste Mandino Reinhardt, Gérard Luc, ancien élève d’Azzola qui a bien grandi, et Daniel Mille qui fait vibrer son accordéon et les cordes sensibles de chacun comme personne.

Carte blanche Marcel Azzola 9

L’harmonica d’Olivier Ker Ourio, le banjo et la voix de Sanseverino, chanteur gentiment déjanté et bien connu, étaient eux-aussi sur scène. C’est ce dernier qui s’est fendu de l’incontournable “chauffe Marcel” lors d’une reprise approximative – à sa décharge, le débit de mots est phénoménal – mais touchante de Vesoul.

Carte blanche Marcel Azzola avec André CeccarelliMais surtout, Marcel Azzola jouait avec, en arrière-plan, un trio de jazzmen magique. Jugez plutôt: Diego Imbert à la contrebasse, André Ceccarelli à la batterie et l‘époustouflant Sylvain Luc (frère de l’accordéoniste Gérard évoqué plus haut) à la guitare. Trois musiciens virtuoses, reconnus comme tels, et qui, de part leur talent éclatant, créent une émulation vivifiante chez leurs camarades de scène, contraints qu’ils sont à se transcender pour être à la hauteur du trio de choc.

Carte blanche Marcel Azzola avec Diego ImbertAu final, le spectacle fut à la hauteur des attentes. Une fois ces étoiles de la musique reparties en coulisses, il ne restait plus qu’à finir la soirée en se baladant dans la cité tulliste où, partout, l’accordéon et ses instruments cousins faisaient vibrer les troquets et danser les festivaliers.

Les Nuits de Nacre se poursuivent. Ce soir, l’invitée prestige sera Jenifer. On n’attendait pas vraiment la chanteuse dans un festival qui, a priori, ne lui ressemble pas vraiment. Mais au diable les a priori. Peut-être sera-t-elle “la” belle surprise de cette édition 2011?

Adepte de Jenifer ou pas, sortez donc de la bulle briviste aujourd’hui pour profiter des nombreux concerts, la plupart gratuit, qui se déroulent partout, toute la soirée. Et ça continuera encore dimanche!

Le programme complet des Nuits de Nacre 2011, c’est ici!

Carte blanche Marcel Azzola avec Sylvain Luc

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Carte blanche Marcel Azzola avec Daniel Mille et Sanseverino

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Olivier SOULIÉ

Olivier SOULIÉ

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