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Merrick: un financement garant d’une “indépendance artistique absolue”

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Le long-métrage Merrick, tourné en ce moment sur le bassin de Brive et dans lequel le Briviste Mickaël Etrillard tient le rôle titre (voir cet article), a été financé sur des fonds propres. Les producteurs parlent d’un choix « quasiment politique » qui leur permet de travailler dans une indépendance que rien ni personne ne viendra troubler.

(Les photos de l’article sont signées Manu Fauque, photographe de plateau du film)

film11Dire que Mickaël Etrillard, producteur de Merrick via Red Color Productions et comédien, et Jonathan S. Khayat, producteur également avec son comparse Tommaso Marzotto à travers Khatom Productions, ont confiance en ce projet est un euphémisme : « Nous avons fait lire le scénario à de nombreux professionnels, et nous avons très vite senti une vraie effervescence autour du projet », se souvient Jonathan.

« Beaucoup ont souhaité nous soutenir, comme les loueurs de matériel de tournage qui nous ont fait des prix cinq fois inférieurs aux tarifs habituels. Et les techniciens, plus motivés que jamais, de vrais guerriers, ont accepté de réduire leurs rémunérations pour permettre au tournage de prendre forme, puisque eux-aussi croient très fort en la réussite de Merrick. »

Ce long-métrage bénéficie d’un montage financier pour le moins original : le budget de 230.000 euros, « une somme ridiculement basse par rapport au coût de la plupart des longs-métrages », constate Jonathan, est financé uniquement avec des fonds propres. Zéro soutien des chaînes de télévision. Rien de la part du Centre national de la cinématographie.

film-2« Produire sans les soutiens habituels aux films français relève d’un choix quasiment politique, au sens noble du terme, dans une époque où les grands producteurs français sont devenus, pour 99% d’entre eux, ni plus ni moins que des collecteurs de subventions », explique Jonathan S. Khayat.

« Nous préférons pouvoir travailler avec une indépendance artistique absolue. Si nous avions été financés par la télévision, nous aurions dû adapter le scénario pour que le film plaise à une cible donnée. Il était hors de question de faire la moindre concession. »

Imaginant déjà Merrick comme « le porte-étendard d’un nouveau modèle économique qui prendrait en considération les nouveaux moyens de diffusion », Jonathan S. Khayat ne se coupe pas pour autant des distributeurs classiques ou de la télévision : « Notre point de vue est simplement de dire qu’un bon film intéressera forcément distributeurs et diffuseurs. Peu importe qu’il ait été financé avec eux ou avec des fonds propres ».

film10Mickaël comme Jonathan imaginent déjà, pour Merrick, une sortie en salles. « Une vraie, pas juste trois petites salles parisiennes. » Plus déterminés que quiconque, ils misent sur « une sélection au prochain Festival de Cannes » pour lancer la machine.

Ambitieux certes. Certainement pas délirant. Les photos et making-of du tournage de Merrick – à découvrir sur cette page Facebook – montrent déjà parfaitement le savoir-faire et la détermination d’une équipe plus motivée que jamais. De bon augure.

« Nous sommes tous très satisfaits des premières images que nous avons tournées. Plus les jours avancent, plus on y croit ! »

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Olivier SOULIÉ

Olivier SOULIÉ

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