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Mécanat va s'agrandir sur le PEBO

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Très à l’étroit dans ces ateliers de Malemort, Mécanat s’installera en fin d’année à l’Ouest de Brive, sur la zone du PEBO. La société de mécanique de précision emploie une cinquantaine de personnes et réalise des pièces unitaires ou en petites séries pour une quarantaine de clients répartis dans l’aéronautique, l’énergie ou l’industrie. Une stratégie campée sur la réactivité et la diversification.

 

les plans du nouveau batimentA quelques mois du déménagement, rien de mieux qu’une visite sur le terrain pour constater l’exiguïté des locaux actuels. C’est ce qu’ont fait ce matin le président d’Agglo et maire de Brive Frédéric Soulier ainsi que le président de la CCI Jean-Louis Nesti et son directeur Michel Pédamond. “Il n’y pas un mètre entre certaines machines”, calibre Jean-Paul Vidaillac, directeur du site, un ancien de Deshors qui a repris la boite en 2003, avant d’être lui-même racheté en 2011 par Euclide Industrie. “Nous allons doubler la surface d’ateliers. On est tranquille pour 20 ans”, ajoute Jean-Marie Jacquet, le président d’Euclide. Lui, c’est un ancien des grands groupes qui a créé son entreprise familiale regroupant Mécanat à Brive et Moreton à Saint-Etienne pour des séries plus importantes. Deux personnalités différentes qui forment un binôme très complémentaire.

mecanat 2Les ateliers vont donc passer de moins de 1000m2 à 2100m2 sur les derniers emplacements disponibles du PEBO, à côté de Téréva et Brown Europe. Qui plus est avec une réserve foncière. Les terrassements généraux sont achevés et le gros oeuvre va pouvoir démarrer pour une mise en service prévue en décembre. “Nous n’avons fait travailler que des entreprises locales, sauf pour la charpente métallique dans le Cantal”, précise le p-dg. Le coût du bâtiment s’élève à 2,7 millions d’euros. Les bureaux d’ingénierie, logés actuellement dans des modulables, y trouveront eux-aussi de l’amélioration.

mecanat 1La force de Mécanat s’appuie justement sur de fortes équipes techniques, tant du côté de la conception avec un bureau performant et étoffé d’ingénieurs et de BTS, que du côté des machines qui peuvent fabriquer des pièces allant de 20 cm à 3 m. Car ici, on fait uniquement dans l’unitaire ou la petite série, avec des géométries plus que complexes, en jouant en permanence sur la réactivité.

“Chaque fois, il faut se casser la tête pour savoir comment on va faire”, résume Jean-Marie Jacquet. “On a très peu de pièces d’avance, tout est à flux tendu”, renchérit Jean-Paul Vidaillac. “Nous achetons notre matière première à la commande ou elle nous est fourni par le client.” Des pièces en acier, intox, titane ou Inconel selon les besoins qui vont s’insérer dans des moteurs ou réacteurs d’avions aussi bien que dans des puits de pétrole. La PME travaille surtout en rang direct avec des gros équipementiers de l’aéronautique, l’énergie, qu’elle soit gaz, eau ou pétrole, ou l’industrie: GE Energy, Dresser-Rand, Safran, Alstom, EDF, Michelin… “Aucun client n’est au dessus des 20% de notre activité”, quantifie le directeur. Une question stratégique face aux aléas de l’activité économique fluctuante. “Plus on se diversifie, plus on a de chance de survie”, assure son président.

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Marie Christine MALSOUTE

Marie Christine MALSOUTE

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