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Malemort rachète le Majestic

Le maire Jean-Jacques Pouyadoux dans la salle du Majestic

Finis les thés dansants du Majestic. La commune de Malemort va racheter la boîte privée pour en faire une salle de spectacles également ouverte aux associations. Lors d’une conférence de presse, le maire Jean-Jacques Pouyadoux et sa première adjointe Martine Audebert-Pouget ont fait le point sur les projets structurants: les zones d’activité avec l’implantation contestée du Leroy Merlin, l’ouverture de l’aire de passage pour les gens du voyage sur la zone de la Rivière, la construction d’une nouvelle restauration scolaire, d’une maison pour les personnes âgées… Tour d’horizon.

le majesticC’est une véritable opportunité“, affirme Jean-Jacques Pouyadoux. “Nous voulions une salle de 5 à 600 personnes. La construire nous aurait demandé du temps et aurait coûté 2 à 3 millions d’euros, sur lesquels nous aurions pu effectivement avoir quelques subventions, mais jamais nous ne serions arrivés à ce montant.” En l’occurrence, 937.000 euros auxquels il faut rajouter les frais d’agence et de notaire soit au bout du compte environ 1 million d’euros. “L’intérêt aussi est de pouvoir disposer de l’équipement immédiatement. Et la capacité est plus importante, avec 1.000 places debout, 625 assises.”

Alors, lorsque le propriétaire actuel du Majestic a contacté la mairie en l’informant qu’il voulait vendre, la commune ne se l’est pas laissé dire deux fois. D’autant que la commission de sécurité a donné son avis favorable et que les Domaines ont estimé le bâti à 737.000 euros et le fonds à 200.000 euros.  Contesté par l’opposition, le projet n’en a pas moins été entériné par le conseil municipal, le sous-seing signé et la commune pourrait disposer en septembre de ce temple du thé dansant.

Jean-Jacques Pouyadoux, maire de MalemortA l’intérieur, tout est modulable“, explique Martine Audebert-Pouget. “La sono est exceptionnelle, il y a un double écran, avec possibilité d’incrustation, des loges pour artistes et nous pouvons disposer d’une scène de 12 m de long et autant de profondeur. Il y a seulement quelques petits travaux comme la clôture du parking à refaire et la végétalisation.” L’ensemble fait 8.000m2 avec à l’étage, bureau, appartement et sanitaires. “Nous déciderons plus tard du mode de gestion, en régie ou en délégation”, précise le maire. “Nous allons nous accorder une période de réflexion de 6 mois, jusqu’à fin mars prochain.” Rien n’est donc calé pour l’instant, si ce n’est que la salle sera ouverte à la programmation de spectacles – les Treize arches y proposeront d’ailleurs Comment réussir un bon petit couscous écrit par Felag le 11 décembre – et aux associations de la commune et en dehors.

Pendant la conférence de presse

La fin juin sera décidément bien remplie pour Jean-Jacques Pouyadoux. Le 23, il sera auditionné à Paris par la CNAC (Commission nationale d’aménagement commercial) qui veut l’entendre à propos du recours déposé par Mr Bricolage contre l’implantation du Leroy Merlin sur la zone du Moulin. Le 24, une réunion devrait avoir lieu avec les différents partenaires concernés par la zone de la Rivière. Le 28, ce sera la visite de sécurité sur l’aire de passage qui sera inaugurée le 1er juillet. Et ainsi de suite. Il faut dire que la commune veut rattraper le retard sur un certain nombre d’équipements publics et qu’elle vient de faire le plein de projets structurants. C’est par le volet économique que le maire a ouvert son point de presse.

Dans ce dossier Leroy Merlin, Jean-Jacques Pouyadoux arguera deux principaux atouts: le rééquilibrage Est/Ouest et la zone d’achalandage de l’agglomération. Et même en cas de défection de l’enseigne locomotive, une autre enseigne nationale, Castorama, s’est déclarée intéressée par cette zone dont l’aménagement a été délégué au privé CFA Atlantique. L’élu ne peut que déplorer l’effet retard de ces procédures très lourdes inhérentes à l’aménagement. Sur les 5 autres hectares de cette zone dédiée à l’habitat et l’équipement maison, les candidats ne manquent pas: 25 pour 8 à 12 places. C’est à l’aménageur privé que reviendra l’arbitrage en jouant la complémentarité des prétendants. “Il y aura aussi des restaurants et un drive”, précise toutefois le maire.

L'aire de passage dans la prolongement de la zone de la RivièreQuant à la zone de la Rivière, dans le prolongement de la déchèterie, des contacts ont également été établis avec “une très grande entreprise”. Tout juste saura-t-on qu’il s’agit d’agro-alimentaire. “Il faut laisser du temps au temps”, se plaisait à répéter le maire tout au long de la conférence. C’est également sur cette zone que s’ouvrira le 1er juillet l’aire de passage d’une capacité de 24 emplacements. “C’était une obligation humaine”, insistait Jean-Jacques Pouyadoux, “et légale. Cela devrait éviter le stationnement sauvage, c’est d’ailleurs ce qu’on constate ailleurs. Mais nous allons prendre les arrêtés nécessaires.” Cette aire devrait avoir le même gestionnaire que celle de Brive et bientôt Tulle et tous les coûts engendrés (eau, électricité, emplacement, ramassage des ordures) seront payés par le locataire.

la restauration scolaire actuelleReste deux dossiers spécifiques à la commune: la construction d’une nouvelle restauration scolaire et d’une résidence intermédiaire pour les personnes âgées. La nouvelle restauration scolaire sera implantée en lieu et place de l’existante, dans l’enceinte de l’école Jules Ferry, en zone bleue du PPRI. Le bâtiment sera donc surélevé de 1,50m avec une intégration paysagère, dans une logique développement durable.

Les préfabriqués à démolirLe projet inclut également la destruction des préfabriqués datant d’après guerre et accueillant des classes et la construction d’un autre bâtiment avec classes et salle multi-activités dans la continuité de la nouvelle restauration. Les travaux qui débuteront en décembre s’étaleront sur 10 mois. “On aura à gérer une période difficile pendant laquelle la restauration scolaire sera fermée et il nous faudra trouver des solutions provisoires”, prévoit Martine Audebert.

Quant à la résidence intermédiaire pour personnes âgées autonomes, elle sera implantée en lieu et place du centre technique municipal, place du dojo, décalé de 5m. Cet habitat à vocation sociale proposera 20 logements de 55 à 60m2 de surface, avec des loyers modérés, n’allant pas au dessus de 400 euros. A noter qu’un EHPAD de 80 lits pour personnes âgées dépendantes est également à l’étude vers le chemin de Novert.

Marie Christine MALSOUTE

Marie Christine MALSOUTE

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