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L’Office municipal de la culture entre en scène

L’OMC a installé hier soir son comité consultatif représentant la diversité des associations culturelles brivistes, 110 actuellement recensées. Vers une co-construction éclairée de la politique culturelle.

 

Le rideau est levé et les acteurs entrent progressivement en scène pour se donner la réplique. Avril a ainsi vu le lancement de l’Office municipal de la culture, une création sur le même principe que son homologue des sports qui fonctionne depuis 9 ans. Comme pour l’OMS, l’OMC donne la parole aux associations culturelles afin de les associer au dialogue et à la construction de la politique publique.

Même scène, mais acte 2 hier soir, avec la mise en place du comité consultatif qui va permettre d’entrer dans le vif du travail. Le maire a nommé à sa présidence Marie-Claude Brousse, un choix dicté par la longue expérience de celle ancienne élue municipale, à la fois sous la mandature de Jean Charbonnel et de Bernard Murat, par ailleurs très impliquée dans le milieu associatif notamment dans le domaine de la musique. Ce comité consultatif est composé de deux collèges, chacun comprenant 7 membres.

Le premier collège réunit un représentant des 7 associations ayant signé avec la Ville une convention d’objectifs et de moyens. À savoir, Ingrig Krpan pour le Centre cultuel, Maguy Cisterne pour la Société des réalisateurs de films (portant le Festival du moyen métrage), Ismaël Jamaleddine pour la compagnie La Tempête (chœur et orchestre), Céline Boudy pour le Amis du Festival de la Vézère, Guillaume Gabriel pour la compagnie chorégraphique Hervé Koubi, Luis Aranda pour le Théâtre de la Grange et Pierre Deschamps pour la Compagnie de la grande ourse (axée sur le récit et le conte).

Le second collège représente les quelque 110 autres associations culturelles brivistes, très diverses en nombre d’adhérents, d’objectifs, de moyens et de statuts et qui ont été regroupées en 7 pôles artistiques. Avec un représentant tiré au sort parmi les candidats dans chacune de ses “familles”. À savoir, pour les Arts et loisirs créatifs, Laurent Cadeau (Maecene arts); la danse, Deborah Louvrière (Viens danser avec moi); la diffusion musique et danse, Maud de la Chapelle (Grive la Braillarde); littérature cinéma photo, Marie Raynal (Nouvelles d’ici et d’ailleurs); musique et chant, Danielle Clément (Ensemble vocal); patrimoine folklore et sciences, Françoise Ségéral (Alliance française); théâtre et arts du récit, Séverine Garde Massias (Théâtre sur le fil).

S’y ajoutent deux “personnalités qualifiées” désignées par le maire: Joëlle Faurie et Jean-Pierre Bernard, impliquées dans le milieu associatif depuis de nombreuses années. Voilà pour la distribution des rôles. Reste à jouer la pièce qui va en quelque sorte s’écrire dans le même temps puisque ce comité consultatif se veut “un lieu d’échanges pour un partenariat privilégié entre la Ville et les associations“.

“Il s’agit d’élargir notre base de réflexion et prendre le temps d’écouter et de partager avec ceux qui sont au plus prés des activités culturelles et de la créativité”, entonne Frédéric Soulier. “La politique culturelle ne se fait pas que dans cette maison, il faut décloisonner et s’enrichir des projets”, insiste le maire. La Direction municipale de la culturelle s’est déjà dotée d’une interlocutrice dédiée aux associations. Ceci afin de mieux répondre à leurs demandes et les conseiller, coordonner l’usage du matériel prêté, les aider aussi à communiquer à travers notamment Bouger, 4 pages culturelles dans le journal municipal. Comme dans un orchestre, il faut en quelque sorte accorder les instruments pour offrir une représentation réussie.

Hier soir, autour de la grande table du conseil municipal, les membres du comité consultatif ont fait connaissance. Sans attendre, ils ont entamé leur premier travail: dresser un diagnostic partagé en s’interrogeant sur la lisibilité de la politique culturelle et la place qui leur est réservée. Ils ont ainsi affiné un court questionnaire qui leur permettra de recueillir auprès des leurs, réflexions, attentes et projets. “C’est une évaluation à livre ouvert. Pour nous, c’est une première”,  souligne Frédéric Soulier.

“Il serait utile de mettre en place un calendrier pour gérer les manifestations”, demandent plusieurs membres. “Il y a surcharge d’activités à certaines périodes et un grand vide à d’autres”, déplorent-ils. “Le temps des compagnies n’est pas celui des structures institutionnelles, il faudra davantage anticiper”, témoigne un autre. Pointe ainsi l’envie d’une meilleure concertation et d’une coopération intelligente qui élargiraient l’offre. Un “corps culturel” qui prend conscience de s complexité.

La feuille de route est tracée pour les mois à venir: compulser les questionnaires jusqu’à mi-décembre, analyser les informations et élaborer un diagnostic pour avril, rédiger un recueil d’initiatives et voir démarrer des appels à projets en septembre 2018. Des projets bien inscrits dans leur territoire… avec l’ambition pour Jean-Marc Comas, adjoint à la culture, de voir faire émerger “l’identité culturelle de Brive”.

 

entre en scène

 

Marie Christine MALSOUTE, Photos : Sylvain MARCHOU

Marie Christine MALSOUTE, Photos : Sylvain MARCHOU

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