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L’importance de se déterminer sur le don d’organes

Mathieu Mattéi et Sandrine Corceiro“Posséder une carte de donneur d’organes ne garantit pas qu’on soit prélevé. Il est donc primordial d’informer ses proches sur ses intentions car ce sont eux qui autoriseront, ou non, le prélèvement.” Le centre hospitalier de Brive participait aujourd’hui à la journée nationale du don d’organes organisée par l’agence de la biomédecine. Le slogan dit tout sur l’esprit de la journée: “Pour sauver des vies, il faut l’avoir dit.”

Mathieu Mattéi“On croise finalement pas mal de gens qui ont une carte de donneur sur eux”, a pu constater, tout au long de la journée, Sandrine Corceiro, infirmière de la coordination hospitalière des prélèvements d’organes et de tissus du centre hospitalier de Brive. “Tout le monde doit se déterminer par rapport au don d’organes, et en faire part à sa famille et ses proches.”

Sur le stand installé dans le hall de l’hôpital, des cartes de donneurs bien sûr, mais aussi des tracts informant sur les démarches à effectuer pour donner, ou au contraire, refuser de le faire. Les patients du centre hospitalier de Brive peuvent être concernés. En effet, depuis janvier 2009, l’établissement est habilité à prélever les organes et les tissus. “En 2009, on a prélevé un organe. Et quatre depuis le début de cette année”, détaille le médecin coordinateur Mathieu Mattéi. 

Des brochures d'informations étaient distribuées par les quatre membres de la coordination

“Ça reste un acte rare car, non seulement il faut un patient en état de mort cérébrale et ça n’est que 1% des décès, mais en plus, au delà de la nécessaire obtention de l’autorisation de prélèvement de la part de la famille, il faut qu’on évalue l’état des organes, et tous ne sont pas en état d’être greffés.”

L’une des utilités de cette journée d’information fut de lutter contre les idées reçues. Non, on ne doit pas forcément être jeune pour être donneur potentiel. Le profil du donneur type n’est d’ailleurs plus le jeune accidenté de la route mais plutôt la personne plus âgée, victime d’un accident vasculaire cérébral.

Sandrine Corceiro“On peut donner à tout âge: pour les reins et le foie par exemple, l’âge n’est plus une contre-indication. Et encore moins pour les cornées. Nous sommes d’ailleurs 3e établissement de la région sud-ouest en terme de nombre de dons de cornées: 68 en 2009, et, pour l’instant, 37 en 2010.” Un geste de générosité “qui ne marque pas le visage du donneur”, tient à préciser Sandrine Corceiro. “Pareil pour les dons d’organes. Le prélèvement se déroule comme une opération, et l’aspect du corps rendu à la famille est le même que s’il n’y avait pas eu prélèvement. Il y a un grand respect du corps du donneur.”

Pour se renseigner sur le don d’organes, vous pouvez consulter le site internet www.dondorganes.fr ou joindre la coordination des prélèvements d’organes et de tissu du centre hospitalier au 05.55.92.66.48.

Olivier SOULIÉ

Olivier SOULIÉ

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