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L’hôpital inaugure son nouveau service de réanimation

Le centre hospitalier de Brive a inauguré un nouveau service réanimation comportant à proximité immédiate une unité de surveillance continue. Deux services complémentaires et vitaux qui ouvriront officiellement le 10 octobre.

 

Le centre hospitalier s’est ainsi encore agrandi d’un nouveau bâtiment de trois étages et de 2.327 m2 pour accueillir les deux unités. “Cette construction répond aux normes de fonctionnement du dernier schéma régional d’organisation sanitaire qui prévoit qu’à tout service de réanimation doit être associée une unité de soins continus”, expliquait le docteur Pascal Chevallier lors de l’inauguration.

Les contraintes architecturales du site ne permettant pas de réaliser cette unité à proximité du service de réanimation existant, l’hôpital a donc décidé de concevoir un ensemble complet. La situation du bâtiment a été étudiée pour être en lien direct avec d’autres services clés de l’hôpital: le bloc opératoire, l’imagerie médicale, la maternité, tout en étant au-dessus des Urgences et du SMUR. Une solution qui s’est révélée plus cohérente comme performante, tant du point de vue ergonomique qu’économique.

Ce nouveau service se répartit sur tout le niveau 2 et se structure autour de trois entités: deux de réanimation de 15 lits au total et une de surveillance continue de 12 lits. Ces unités disposent d’une équipe soignante adaptée ainsi que d’une présence médicale 24h/24, 7j/7. L’équipe médicale va ainsi passer de 4 anesthésistes-réanimateurs à 7, et l’équipe soignante de 53 à 74 professionnels.

Les unités de réanimation prennent en charge les patients les plus graves, dont le pronostic vital est engagé en raison de défaillances viscérales aiguës potentiellement réversibles et qui vont bénéficier de moyens de suppléance respiratoire ou rénale, ou d’un support hémodynamique. Une infirmière y est prévue pour 3 patients.

L’unité de surveillance continue accueille quant à elle des patients venant des urgences ou d’autres services et qui font craindre la survenue d’une ou plusieurs de ces défaillances. Elle permet également une période de réadaptation à ceux qui sont en réanimation. Une infirmière y est prévue pour six patients.

Au sein de chaque unité, la surveillance est assurée depuis un poste central regroupant les technologies de vigilance médicale tout en maintenant un regard sur les patients. Pendant la visite des lieux pour l’heure inoccupés, les officiels ont été particulièrement impressionnés par la gestion des flux de médicaments, avec notamment une armoire à pharmacie biométrique, à reconnaissance digitale par le seul personnel du service.

“Une attention particulière a été apportée à l’ergonomie, à la sécurité et à la qualité des soins, au confort des patients ainsi qu’à l’amélioration des conditions de travail, avec par exemple un lève-malade dans chaque chambre”, soulignait le docteur Chevallier. L’accueil des familles a également été amélioré avec la création de salles d’entretien plus chaleureuses.

“Ce nouveau dispositif va renforcer la sécurité du suivi des malades fragiles. Il aura un impact positif sur la gestion des flux de ces patients qui auparavant étaient pris en charge dans d’autres services ne disposant pas de la même infrastructure tant matériel, qu’humaine”, explique le directeur Vincent Delivet. “Il permettra de mieux répondre aux demandes du territoire, renforçant le rôle de recours du Centre hospitalier de Brive pour la Corrèze, le Nord du Lot et l’Est de la Dordogne. Un “ancrage dans le triangle territorial Brive-Périgueux-Cahors” que n’a pas manqué de relever le directeur départemental de l’Agence régionale de santé, Romain Alexandre.

La réalisation de ce projet aura nécessité presque un an et demi de travaux. Le coût global de cette restructuration s’élève à 6,5 millions d’euros TTC; le budget des équipements médicaux, matériels informatiques et mobiliers à 2,10 millions d’euros.

 

 

 

Marie Christine MALSOUTE, Photos : Sylvain MARCHOU

Marie Christine MALSOUTE, Photos : Sylvain MARCHOU

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