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Les services mobilisés pour accompagner les victimes de l'incendie aux Chapélies

incendie aux chapelies

Le quartier est sous le choc. Dans la nuit de ce lundi 18 avril, un incendie s’est propagé dans le bâtiment 65 de quatre étages rue Courteline. Le bilan est dramatique: deux morts et 7 personnes blessées, heureusement sans gravité. L’heure est à l’enquête et à l’accompagnement des locataires. Une cellule d’écoute psychologique a été mise en place dès le lendemain et les procédures de relogement des familles sont en cours.

 

incendie1Le feu, dont l’origine n’est pour le moment pas connue, est parti des caves vers 23h avant de se propager à la cage d’escaliers et aux étages. Sur place, 44 sapeurs-pompiers et une dizaine de véhicules ont été mobilisés pour combattre l’incendie. La cage d’escalier qui dessert les appartements étant inaccessible, une quinzaine de personnes ont été évacuées à l’aide d’échelles, voire par destruction de cloison avec l’immeuble mitoyen. Deux hommes âgés de 35 et 89 ans, ont malheureusement succombé à l’inhalation de fumées toxiques. Sept autre personnes ont été blessées dont certaines conduites au centre hospitalier pour observation.

Une enquête conjointe entre le commissariat de Brive et le SRPJ de Limoges est en cours afin de déterminer les causes exactes de l’incendie. Des experts du service incendie du laboratoire interrégional de la police scientifique de Toulouse ont procédé dès le lendemain à des prélèvements dont les résultats ne seront connus que dans une quinzaine de jours. Aucune hypothèse, qu’elle soit accidentelle ou criminelle, n’est privilégiée et selon Laurent Czernik, procureur de la République, l’enquête “s’annonce a priori longue et complexe”.

L’immeuble, géré par Brive Habitat, abritait une quarantaine de locataires qui ont pu être relogés en majorité par leur famille ou des amis. Seuls un couple et leurs deux enfants ont été pris en charge par les services municipaux et relogés dans un hôtel. En attendant mieux. “On va trouver des logements le plus vite possible dans le quartier, principalement pour les familles ayant des enfants scolarisés sur place”, ont assuré hier Jean-Pierre Tronche et Pierre Guicharnaud, président et directeur de Brive habitat.

reunion travailAu côté du bailleur social, plusieurs services se sont également aussitôt mobilisés pour accompagner les victimes. Des agents des services sociaux du CCAS de la Ville, de l’Agglo, du Département, des membres de l’ARAVIC (Association de réinsertion des délinquants et aide aux victimes en Corrèze), des représentants des locataires font oeuvre commune au sein même de l’agence Brive habitat, au bâtiment Les Genêts. Une cellule d’écoute psychologique a également été mise en place et assure des permanences jusqu’à la fin de la semaine. “Nous avons souhaité une grande réactivité des services pour aider les familles dans ces moments difficiles”, explique Jean-Pierre Tronche.

Les locataires de l’immeuble ont pu accéder hier dans la journée à leurs appartements pour récupérer quelques effets personnels, vêtements ou documents. “Nous allons également les accompagner pour les questions de prise en charge des assurances, les acquisitions de meubles et les déménagements dans le cadre de leur relogement, en faisant appel par exemple à l’entreprise d’insertion PTS”, a indiqué Géraldine Delivet, directrice du CCAS. “Une belle solidarité” a spontanément fleuri dans le quartier: “Les habitants ont lancé une collecte de vêtements et autres objets dont les familles pourraient avoir besoin”.

 

 

 

 

Marie Christine MALSOUTE

Marie Christine MALSOUTE

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