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Les entreprises vont-elles vers l’embellie ?

Il y aurait comme “des signaux encourageants” d’une reprise, a reconnu ce matin Françoise Cayre, la présidente de la CCI de la Corrèze. Les voyants sont au vert sur le premier semestre 2017 et se confirment pour le second avec des prévisions d’activités, d’investissements et d’effectifs en hausse, sauf dans le BTP et le commerce de détail. Et les préoccupations demeurent.

 

À 2 jours de la tenue des Assises de l’entreprise (lire notre article en cliquant ici, le rapport du baromètre conjoncturel établi par la chambre consulaire joue les timides bons augures. Réalisé pour la première fois tous les 6 mois, cet exercice donne le pouls des entreprises, à la fois donc sur le semestre passé et sur celui à venir par un subtil solde entre opinions positives ou négatives. Cette 10e édition a été établie avec un panel de 360 entreprises du département représentant 6.300 emplois salariés dans les 5 grands secteurs d’activités (industrie, bâtiment et travaux publics, commerce, services et cafés hôtellerie restauration), interrogées du 22 juin au 7 juillet dernier, avec donc juste un léger différé.

Comme au niveau national, mais avec quelques nuances notamment en ce qui concerne le BTP dans notre département, le moral semblerait plutôt engageant. “Est-ce un rebond ou une reprise pérenne?“, interroge la présidente. Pour ce premier semestre, il ressort “une activité globalement en hausse, hors BTP et activités commerciales, avec une bonne tenue des investissements et des effectifs salariés stables voire en hausse, là-encore hors BTP”, brosse Françoise Cayre. Il n’en demeure pas moins “des préoccupations exprimées en matière de marges, en particulier dans le BTP”. Une préoccupation générale qui persiste pour le second semestre au vu de l’augmentation des coûts du pétrole, des métaux et des matières premières alimentaires.

Les entreprises prévoient pour autant une hausse d’activité, ce que viennent conforter des projets d’investissements en particulier dans l’industrie et les services, avec à la clé des hausse d’effectifs salariés dans l’industrie.

Reste le cas particulier du bâtiment. Si la construction montre au niveau national un net redémarrage, rien n’est perceptible à l’échelle départementale. “Nous sommes dans une zone qui n’est pas tendue, comme dans les métropoles”, explique Françoise Cayre. D’autant que les investisseurs peuvent s’interroger sur le maintien de la loi Pinel. Alors, dans un marché qui n’est pas en croissance, où les projets se font rares, “c’est la bagarre des prix et les marges dégustent”, note le directeur de la CCI Michel Pédamond, en pointant également les travailleurs détachés.

La problématique du bâtiment se pose aussi bien pour le neuf que pour la restauration. “La grosse question est de savoir quels seront notre ville et nos bourgs de demain?“, s’inquiète Françoise Cayre. Dans cette reconquête et redynamisation du territoire, les OPAH-RU mises en place par l’Agglo ont tout leur rôle à jouer.

Au final, “63% des dirigeants interrogés s’estiment confiants envers leur entreprise“, relève Anne Mambrini, responsable de cette enquête. Les résultats des 12 départements de la Nouvelle Aquitaine devraient être présentés jeudi et mis n ligne dans la foulée. “Il faudra se montrer prudents, tant les écarts sont grands entre les territoires”, prévient la présidente.

Vous pouvez consulter ce baromètre conjoncturel sur le site consulaire en cliquant ici.

Marie Christine MALSOUTE, Photos : Diarmid COURREGES

Marie Christine MALSOUTE, Photos : Diarmid COURREGES

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