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Les classes de défense en exercice au 126

À la veille des commémorations du 11 novembre, le régiment d’infanterie a accueilli les trois classes de défense de Brive pour une sensibilisation mémorielle suivie d’un challenge sportif.  “J’ai découvert l’histoire autrement et appris beaucoup de choses”, a aimé Neela, élève de 4e à Rollinat au bout d’une matinée chargée en découvertes.

© cplc 1ere classe Jimmy

Brive compte trois classes de défense: deux “parrainées” par le régiment briviste, celle des collèges Jean Moulin et Rollinat, la troisième à Cabanis par une unité de la Marine, en l’occurrence le bâtiment hydrographique et océanographique Beautemps-Beaupré basé à Brest (les élèves sont même allés le visiter l’an dernier). C’est dans le cadre de ce programme pédagogique qui les amène à mieux cerner les notions, acteurs et enjeux de la défense, que les trois classes se sont retrouvées jeudi dernier à la caserne Laporte pour une matinée qui les aura “remués” dans tous les sens du terme.

Moment fort en émotion lorsque les élèves sont passés par la salle d’honneur, à la fois sanctuaire et musée du régiment. Drapeaux, écrits et mannequins aux différents uniformes témoignent du vécu du 126. Quasi une veillée d’armes pour ces jeunes qui en amont des commémorations du 11 novembre, ont lu des lettres de poilus, révélant tant les sacrifices des anciens que les travers dans lesquels se perd la folie meurtrière. Répartis en divers ateliers, les élèves ont également pu échanger avec des représentants d’associations qui entretiennent la mémoire des combattants.

Les collégiens ne pouvaient quitter la caserne sans un exercice concocté par le bureau des sports afin de leur faire partager quelques valeurs militaires: un challenge basé sur la cohésion et baptisé “Puzzle OPS” auquel se plie régulièrement les Bisons. L’exercice avait bien évidemment été adapté au jeune public. Après un échauffement de circonstance, les équipes mixant les établissements ont du reconstruire le plus vite possible le mot “BISON” avec des caisses de munitions plus ou moins lourdes en empruntant un petit parcours d’obstacles pour corser l’aventure.

“On vous a fait un cours d’histoire sans que vous soyez assis en classe”, a conclu le colonel Ferraton en les invitant à participer le lendemain aux commémorations.

“Il est important de travailler avec les jeunes sur les notions de citoyenneté et de République”, explique Phalynn Chum, principal du collège Rollinat, établissement qui vient juste d’intégrer ce programme. “Les élèves découvrent concrètement des notions qui peuvent manquer aujourd’hui: l’entraide, la solidarité, l’engagement, le sens de l’effort…  Ils vont porter cette plus-value au sein de l’établissement. Pour le lancement, c’est toute la classe qui a été embarquée, mais nous espérons aller sur la notion de volontariat et monter en puissance sur les prochaines années.”

À l’instar du collège Jean Moulin où le dispositif a été mis en place il y a 5 ans avec une section défense allant de la 5e à la 3e à raison de 4 heures par semaine. “Nous avons une commission de recrutement. L’essentiel est la motivation et cette section est inclusive avec des élèves venant d’enseignement général mais aussi SEGPA ou ULIS. À la fin de la 6e, les élèves doivent faire une lettre de motivation et passent un entretien qui se déroule en présence d’un militaire”, détaille Amandine Fernandes, professeur d’EPS. “Nous travaillons sur la notion de citoyenneté au sens large, la défense et la sécurité, l’engagement dans la société…” Les élèves participent ainsi aux commémorations, à la collecte de la Banque alimentaire, ont installé des nichoirs au sein du 126 après leur rencontre avec la Ligue de protection des oiseaux, ont partagé bivouac et parcours du combattant avec les Bisons. “C’est un réel apport pour leur épanouissement, les familles le constatent aussi. Ils gagnent en confiance en eux, en expression orale, en autonomie.”

Ces classes de défense qui contribuent à la construction de parcours éducatifs comme à l’égalité des chances, tissent des liens entre armée et jeunesse, donnent des repères, peuvent faire aussi naitre des vocations. “Des partenariats sont envisagés avec d’autres établissements scolaires y compris des lycées”, a d’ailleurs dévoilé le chef de corps.

 

 

 

 

 

 

Marie Christine MALSOUTE, Photos : Fatima Kaabouch

Marie Christine MALSOUTE, Photos : Fatima Kaabouch

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