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L'épicerie sociale intègre Malemort

La convention a été signée hier soir entre les élus des 2 villes. Désormais, les Malemortois pourront bénéficier de l’épicerie sociale de Brive. Une structure qui, depuis sa création en décembre 2010, prouve, mois après mois, son utilité.

Jean-Jacques Pouyadoux, le maire de Malemort, et Philippe Nauche, député-maire de Brive, se sont félicités hier soir de ce rapprochement entre les CCAS des 2 cités, même si, l’un comme l’autre regrette que des gens soient obligés d’avoir recours à cette structure. Crise oblige, c’est malheureusement le cas, et ça l’est de plus en plus. Le nombre de bénéficiaires ne cesse d’augmenter. Les chiffres enflent même de manière très importante depuis le début de l’année. 369 en février, 511 en ce mois de mars. Signe que de plus en plus de personnes ont besoin qu’on leur tende la main.

C’est Malemort qui a souhaité rejoindre le dispositif de l’épicerie sociale, “un besoin pour notre bassin de vie aussi” précise le maire. C’est désormais chose faite. Pour ce faire, Malemort mettra la main à la poche en participant au bon fonctionnement de la structure via une contribution calculée sur le montant du “panier” autorisé à l’épicerie. Il est difficile d’évaluer le nombre de Malemortois qui seront concernés, mais pour les responsables des CCAS des 2 communes, nul doute que leur nombre sera significatif. Les critères d’admission seront les mêmes que pour les habitants de Brive, et ce sont les 2 CCAS qui étudieront et valideront les dossiers des demandeurs.

Cette alliance permet donc désormais aux Malemortois, bénéficiaires, de venir faire leurs courses en produits alimentaires et d’hygiène. Elle leur permet également de profiter des différents ateliers mis en place à l’épicerie, car comme le souligne Philippe Nauche, “en plus d’être un lieu pour les besoins vitaux, l’épicerie sociale et solidaire est un lieu d’écoute et d’accueil”. C’est dans cet esprit que différents ateliers fonctionnent déjà et que d’autres voient le jour. Il existe déjà “la santé”, à travers l’alimentation et la cuisine, “la photographie”, et à partir d’aujourd’hui l’atelier “lire et écrire au quotidien”, pour les personnes en difficulté avec la langue française, un atelier qui délivrera une attestation en fin de formation. A noter également le 20 mars prochain l’ouverture d’un espace “estime de soi” qui, à travers la coiffure et le maquillage, permettra aux bénéficiaires d’avoir une meilleure image d’eux, ou plutôt d’elles, et ainsi d’affronter plus facilement, peut-être, un quotidien quelquefois loin d’être rose.

Patrick MENEYROL

Patrick MENEYROL

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