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Le tutorat, premier pas dans le monde de l'entreprise

intro tutorat

Sur le principe du “job dating”, les étudiants de l’école de gestion et de commerce (EGC) ont rencontré ce matin des responsables d’entreprises locales à la CCI à Brive. L’enjeu pour les jeunes: obtenir leur tutorat, partie intégrante de leur cursus, et au-delà, faire un premier pas vers le monde de l’entreprise qui, demain, sera le leur.

1Pourquoi elle devrait la prendre elle plutôt qu’une autre. A cette question posée par la responsable d’une entreprise de cosmétiques, Julie, étudiante en 2e année à l’EGC, a la parade. Sans se laisser déstabiliser, elle répond avec le sourire mais du tac au tac: “Je suis la seule de 2e année à postuler pour l’entreprise, je bénéficie donc d’une plus grande expérience.”

Comme elle, une quarantaine d’étudiants de l’EGC sont allés à la rencontre, ce matin, de responsables d’entreprises locales avec l’objectif de trouver leur tutorat. Cette formation, qui délivre un diplôme reconnu par l’Etat, le Bachelor de responsable en marketing, commercialisation et gestion, se déroule en 3 ans. Outre les 10 mois de stage, la formation intègre un tutorat d’entreprise pour les première et deuxième année, à raison d’un jour par semaine.

2“Ce tutorat, d’abord basé sur le volontariat, a été systématisé ces dernières années“, explique Sylvie Alvinerie Bousquet, directrice formation et gestion des compétences à la CCI. Gage de proximité avec le monde de l’entreprise encore obscur pour la majorité des jeunes étudiants, tout juste bacheliers, il permet une découverte sectorielle mais peut aussi se faire construction de parcours. “On a vu plusieurs fois des jeunes accomplissant leur tutorat de 1ère et 2e année dans la même entreprise, de même que leur stage de 5 mois de fin d’études, en 3e année.” Et Sylvie Alvinerie Bousquet d’appuyer: “L’école consulaire est tournée vers l’entrepreunariat, c’est notre vocation.”

3Préparés en amont, les jeunes sont arrivés ce matin prêts et costumés avec CV et lettre de motivation, fraîchement retravaillés. Avec 42 offres de stage, proposées par une trentaine d’entreprises, les étudiants, une quarantaine, auront tous trouvé chaussures à leurs pieds. Aucun ne repartira sans stage. “Mais il y a quand même un enjeu. Il faut être bon car il se peut qu’ils n’obtiennent pas celui qu’il convoitait.” La concurrence, rude, veut ainsi inciter les jeunes à se dépasser, s’investir.

L’investissement, c’est justement ce que recherchait ce matin Corinne Barrois, responsable d’une agence de voyage. “Il faut que le jeune soit aussi autonome. Je n’aurais pas la possibilité d’être toujours derrière lui.” Développement du site internet et présence sur les réseaux sociaux sont les principales missions qu’elle a à proposer. Comme elle, les autres responsables offrent des missions de communication, de marketing et de commercialisation. “Cela représente un appoint pour les entreprises”, confirme Sylvie Alvinerie Bousquet. Aussi, chaque année, elles sont nombreuses à rejoindre le dispositif.

Jennifer BRESSAN

Jennifer BRESSAN

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