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Le roman noir interroge au-delà du crime

Rencontre sur le Forum des lecteurs entre 3 grandes pointures du roman noir: Sandrine Colette, Clare Mackintosh et Bernard Minier. À la frontière de l’intime et du sociétal.

 

En-deçà du noir, il y a d’abord des gens bien ordinaires. C’est même le premier ingrédient pour concocter un bon thriller, ensuite ces gens normaux, ni vraiment bons ni vraiment méchants, ordinaires quoi, vous les plongez “dans des situations extraordinaires”. C’est Stephen King, un maître du genre, qui l’a déjà affirmé. “On écrit pas des histoires sur des super héros”, reprend à son compte Bernard Nimier. C’est l’intérêt “phénoménal” du lamda dans lequel chacun peut s’identifier.

“Il n’y a pas de membrane étanche pour le mal, avec lui tout peut basculer”, ajoute cet ex-inspecteur des douanes. La recette du bon polar n’a pas échappé à ces trois auteurs qui travaillent chacun dans leur gamme sur cette “frontière de l’intime”. Avec Nuit, Nimier creuse un peu plus le thème de la paternité qui affleure dans ses précédents romans (dont le premier, Glacé, a été adapté en série télévisée sur France 2 et prochainement sur Netflix).

“Car ce qui intéresse n’est pas seulement le crime“, assure Clare Mackintosh qui patine encore psychologiquement ses personnages et explore dans son nouveau roman la question de notre liberté et de notre sécurité lorsque nous nous exposons dans les réseaux sociaux. Avec Je te vois, l’ex-policière britannique qui s’exprime parfaitement en français, espère bien connaitre le même succès que pour son premier roman, Te laisser partir qui s’est vendu à des centaines de milliers d’exemplaires.

Avec Les larmes noires de la terre, Sandrine Colette, auréolée du Grand prix de la littérature policière pour son premier opus Des nœuds d’acier, a choisi d’entonner un conte de fée, presque une histoire à l’eau de rose teintée de déracinement, pour filer dans une dégringolade économique et sociale dans des ténèbres toujours plus misérables. On ne vous en dit pas plus pour préserver le suspense. La noirceur inexorablement et, pour les lecteurs, irrésistiblement.

 

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Marie Christine MALSOUTE, Photos : Sylvain MARCHOU

Marie Christine MALSOUTE, Photos : Sylvain MARCHOU

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