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“Le projet de rapprochement hôpital-clinique a du plomb dans l’aile”

Conférence de presse du collectif de défense de l'hôpital public de BriveLe collectif de défense de l’hôpital public de Brive se bat depuis longtemps contre le rapprochement entre le centre hospitalier et la clinique Saint-Germain. Un projet qui, selon le collectif, aurait “du plomb dans l’aile”.

“Début mars, on devrait savoir si le projet se poursuit ou s’il est abandonné.” Les membres du collectif de défense de l’hôpital public de Brive, qui se battent contre le rapprochement “contre nature” de l’hôpital et de la clinique Saint-Germain, sont persuadés depuis longtemps que le projet a “du plomb dans l’aile”. Ces mêmes termes étaient déjà employés au lendemain de la rencontre avec le maire de Brive le 4 mai dernier (voir ici).

René Rippert lors d'une conférence de presse du collectif de défense de l'hôpital public de BriveSi le collectif attend une réponse pour “début mars”, c’est parce que “l’Agence régionale de santé (ARS) a fixé un ultimatum à la clinique Saint-Germain”, a expliqué hier René Rippert, président du collectif. “Pour résumer, l’ARS demande à la clinique privée de choisir entre poursuivre dans le rapprochement avec l’hôpital ou s’allier avec la clinique des Cèdres.” En effet, selon le collectif, “les deux cliniques brivistes sont en négociation de reprise par un groupe financier.”

Les actuelles interrogations du collectif portent par exemple sur “le pourquoi de l’agrément dérogatoire accordé dernièrement par l’ARS à la clinique Saint-Germain pour l’exploitation de son plateau technique, pourtant jugé obsolète en 2008 par l’ARS elle-même”. Comme l’explique René Rippert, “l’ARS avait là un moyen de pression sur la clinique pour l’inciter à un rapprochement qu’elle appelle de ses vœux depuis un moment”.

Sur la question du nombre d’actes à atteindre sur un territoire pour pouvoir conserver une activité donnée: “Il est impossible d’additionner les actes du public et du privé. Quand bien même on échange les malades entre les deux structures comme ça pourrait être le cas si rapprochement il y a, ce montage serait contestable, moralement et légalement”, affirme Manuel Idrissi, vice-président du collectif.

Manuel Idrissi, vice-président du collectifInquiet de “ne plus entendre parler de la maternité unique publique” et de l’avenir de l’imagerie, les membres du collectif affichent malgré tout un certain optimisme: “Le nouveau directeur est pragmatique et semble voir d’un mauvais œil la construction d’un établissement privé dans l’enceinte du centre hospitalier”, a expliqué Manuel Idrissi qui refuse par ailleurs qu’on “indexe l’avenir du projet aux hésitations d’une clinique qui veut compter plus qu’elle ne pèse sur le bassin de Brive.”

Optimisme également lorsque chacun observe “les envies de rapprochements entre les municipalités de Brive et de Tulle” dans de nombreux domaines. “On serait très enthousiastes à l’idée de voir les hôpitaux de ces villes, et aussi celui d’Ussel, effectuer un rapprochement public-public que nous appelons de nos vœux depuis le début.”

En attendant des nouvelles sur le dossier, le comité va multiplier les actions: une lettre envoyée à tous les candidats aux élections cantonales “afin que chacun réponde clairement sur le rapprochement et sur la loi dite Bachelot”. Les réponses comme les non réponses feront l’objet d’une “information dont la forme reste à déterminer”.

Le 8 mars à 20h, le collectif organise une réunion publique à Beaulieu, salle Sévigné. Et, le 2 avril, les membres participeront à une action nationale contre la loi Bachelot en manifestant à Tulle.

Olivier SOULIÉ

Olivier SOULIÉ

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